À la maternité des Diaconesses, les soignants se réjouissent de fêter Noël entre collègues

Pour l’équipe soignante de la maternité des Diaconesses, être de garde le soir du réveillon est un rituel joyeux malgré la charge de travail. C’est aussi, pour certains, une échappatoire aux réunions familiales.

« C’est agréable de voir la vie ! », s’exclame Olivia, secrétaire médicale depuis mars dernier à la maternité des Diaconesses à Paris XIIe. Depuis 2019, les clochettes de Noël n’y avaient pas sonné. Cette année, une crèche a été installée dans le hall d’entrée et, le soir du réveillon, deux couples de danseurs donneront une performance dans les couloirs du service. « Nous avons un peu initié le mouvement ! Quand les sages-femmes et les patientes entrent dans notre bureau décoré, elles ont le sourire », lance Clémentine, une collègue d’Olivia.

« On essayera de donner de la joie aux familles »

« Je ne sens pas encore la magie de Noël. C’est plus le jour J qu’on la sent », confie Estelle, infirmière au sein de l’unité Kangourou, un service de puériculture dédié aux prématurés. « On organise toujours un petit dîner entre nous », indique l’infirmière qui travaillera le 24 décembre. Chaque membre de l’équipe a inscrit sur un petit tableau, situé dans la salle de repos, ce qu’il compte apporter. « On essayera de donner de la joie aux familles. Globalement, il y a toujours une atmosphère plus détendue à Noël », témoigne Blandine, sage-femme depuis deux ans et demi. Elle aussi passera le réveillon à la maternité, comme par le passé.

 

Clémentine et Olivia, toutes deux secrétaires médicales à la maternité des Diaconesses, Paris XIIe. Décembre 2022. © Claire Corrion

« C’est toujours très festif en dépit de la quantité de travail »

Thierry, gynécologue-obstétricien et ancien chef de service de la maternité, a aussi connu plusieurs soirs de garde, le 25 décembre. Pour lui, travailler pendant les fêtes de fin d’année s’avère un bon prétexte pour échapper aux obligations familiales : « C’est l’avantage de passer les fêtes à la maternité ! C’est toujours très festif en dépit de la quantité de travail. Mais, évidemment, il ne faut pas le dire », ajoute-t-il en riant.

Texte : Bérénice Paul

Photos : Claire Corrion