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La brûlerie de café Anbassa, nouvel énergisant de Pantin

Devanture de l'entreprise Anbassa, brûlerie, à Pantin

Anbassa, artisan-torréfacteur de café du monde entier, a ouvert un commerce à Pantin en novembre 2023. Retour sur son activité, quelques semaines après son lancement aux portes de Paris.

Les effluves de café vous saisissent dès l’embrasure. Anbassa, créée en 2007 par Sylvain Chauvineau et Jacques Chambrillon, tire son nom de la langue amharique et signifie « lion ». Initialement spécialisée dans l’import de cafés éthiopiens, l’entreprise s’est ensuite diversifiée sur le monde entier. Les deux associés avaient d’abord ouvert une brûlerie à Melun en 2011. L’entreprise dotée de 10 salariés affiche un chiffre d’affaires de 730 000 € pour l’année 2021.

Un lieu pour « mieux valoriser le café »

Il y a un mois, Anbassa a inauguré un deuxième « lieu dédié au café », à Pantin. Sylvain Chauvineau, gérant-fondateur, a déniché pour son « atelier, comptoir de dégustation, boutique et showroom » un bâtiment datant de 1930. La construction, pourvue d’une vaste vitrine et de hautes portes vitrées, serties de ferronnerie Art déco, est classée monument historique. Une coupole de briques de verre domine un comptoir central en forme d’ellipse, inondant la pièce de lumière. L’édifice a été restauré dans un style moderne et épuré pour « mieux valoriser le café ». Une machine de torréfaction, en inox brillant, trône en arrière-plan. Les moulins turbinent et les machines expresso crachent, tandis que certains clients discutent avec Annabelle, la barista, et d’autres avec Édouard, le torréfacteur. Le niveau sonore traduit une activité commerciale intense de fin d’année.

La barista de la brûlerie Anbassa au comptoir, avec des cafés du monde : Mexique, Rwanda, Brésil, Nicaragua.
La brûlerie propose des cafés du monde entier. © Christian Rault

« J’avais besoin de me rapprocher de mes clients parisiens. J’ai mis du temps pour trouver ce lieu atypique, mais je crois que j’ai vu juste en m’installant ici. Cela démarre bien », confie l’entrepreneur. La localisation reste décisive pour son business : « 50 % de ma clientèle sont des particuliers, 80 % de mes ventes se font en magasin, le reste en e-commerce. En plus, avoir un showroom bien situé et convivial, ça permet aussi de soigner la relation clients pros. »

Anbassa, qui se positionne sur le marché du café de spécialité, fournit une soixantaine de cafés, hôtels, restaurants (CHR) en région parisienne, ainsi que des cabinets d’avocats et des sociétés financières. « Pour elles, je propose des “blends” [assemblage de cafés de plusieurs origines] sur mesure à partir de leurs cahiers des charges. Une fois les échantillons élaborés, j’organise un “cupping” [dégustation de café], et ce sont leurs équipes qui font le choix définitif, explique Sylvain Chauvineau. En 2024, je souhaite augmenter mes ventes aux professionnels de 30 %. » Quant à ses clients particuliers, ce sont « autant des personnes travaillant dans les entreprises voisines […] que les cadres trentenaires ayant déménagé à Pantin à la naissance de leur premier enfant », complète-t-il.

Sylvain, le gérant de la brûlerie de Pantin
La barista extrait une boîte de thé de sa réserve.
Le torréfacteur tient dans sa main les grains de café qui viennent de sortir du four.
Le torréfacteur extrait des sacs d'importation les grains de café qui seront destinés à être torréfiés.
Après 10 minutes de cuisson, les grains de café sortent du four et refroidissent rapidement dans un récipient ventilé.

Texte : Heidi Miller – Photos : Christian Rault