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Haïti / Media alternatifs /

Plaidoyer pour la participation civile et la démocratisation en Haïti
9 février 2009 par Marie

Mise en place par des organisations et institutions haïtiennes, l’expérience de l’Ecole de Plaidoyer qui visait à « dynamiser la participation citoyenne dans la prise de décisions publiques », se poursuit désormais sur le terrain.

Depuis quelques mois déjà, de nouvraux formateurs-trices dispensent des formations aux techniques de plaidoyer aux membres d’organisations paysannes, de femmes, de droits humains et de radios communautaires.

Un comité de suivi avec l’appui d’un secrétariat exécutif du projet doit évaluer ces formateurs-trices sur le terrain, au fur et à mesure de leur avancement avec par la suite la délivrance d’un diplôme final.

Le 9 août 2008 dernier, plus d’une trentaine de nouveaux formateurs et formatrices avait reçu un parchemin couronnant leur travail dans le cadre des cycles de formation de l’Ecole de plaidoyer au cours d’une cérémonie de clôture à Port-au-Prince.

Pendant 18 mois, des formateurs en provenance d’organisations partenaires dont la PAPDA [1] avec la contribution d’AlterPresse, avaient dispensés des formations en techniques de plaidoyer à 38 formateurs-trices provenant des dix départements géographiques du pays.

La semaine du 4 au 8 août s’était déroulée la dernière séance de formation qui avait réuni ces formateurs et formatrices en provenance de différentes organisations réparties sur tout le territoire.

Ce projet d’appui pour la participation civile et la démocratisation en Haïti devait permettre à cette nouvelle promotion de sensibiliser leurs communautés sur la question du plaidoyer politique en la systématisant dans leurs structures d’envoies.

Répartie sur 6 séances de formation, pendant les 5 premières, les participants/es ont travaillé sur des thèmes liés au cadre, à la méthodologie, aux stratégies de plaidoyer, aux stratégies de travail avec les médias, aux techniques de négociation, de résolution de conflit et de construction d’alliance.

Axée sur les outils méthodologiques, la 6ème séance insistait sur la nécessité de réplication du plaidoyer politique. Cette séance a été l’occasion pour les participants/es de faire des exercices de simulations, sorte de répétition générale avant de se rendre sur le terrain et d’appliquer les techniques de plaidoyer apprises pendants ces cycles de formations.

Partagés en 4 groupes de 7 personnes, les participants/es venaient à tour de rôle simuler une séance de formation, un exercice qui avait suscité une grande écoute et l’interaction des différents acteurs.

Selon les participants/es, cet exercice de simulation avait permis de tester leur capacité à transmettre ce qui avait été appris à un public, chose qui n’avait pas été faite dans les autres formations, qui n’effectuaient pas de mise en situation.

Pour Célestin Yolaine, de l’organisation Solidarité Femme Haïtienne (SOFA) de Cailles Jacmel [2], cet exercice d’autoévaluation lui avait fait prendre conscience de ses forces et ses faiblesses ce qui devrait faciliter l’adaptation aux situations du terrain.

Pour d’autres, cela avait été l’occasion de réaliser que certaines notions abordées pendant les cessions de formation n’avaient pas été complètement assimilées par tous, créant une certaine disparité entre les groupes.

Dans l’ensemble les participants étaient ressortis enthousiastes et enrichis par cette formation. Néanmoins, quelques regrets, dont la mise en place tardive de l’exercice de simulation qui avait eu lieu en fin de parcours et qui ne serait pas réitéré.

De plus, les participants/es auraient souhaité que le facteur de disparité soit pris en compte dans la répartition des groupe de travail afin que chacun puisse bénéficier des connaissances et savoir-faire de l’autre.

Enfin, la question de temps semblait avoir constitué un problème car certaines notions n’avaient pas été éclaircies ou abordées. Pour certains, il aurait fallut approfondir des thèmes français en créole pour permettre à tous les participants d’en saisir le sens.

A la fin de cette formation, les nouveaux formateurs s’étaient accordés sur la nécessité de faire preuve de professionnalisme, d’être performants sans hésiter à réajuster les outils mis à leur disposition pendant les séances d’apprentissage aux réalités du terrain (document d’élaboration d’une formation, outil de construction d’un plan, de planification des formations à dispenser, etc.).

En novembre dernier, un outil de planification pour les réplications a été mis en place.

Ce Projet d’Appui pour la Participation de la Société Civile et la Démocratisation en Haïti avait bénéficié du financement de la Commission Européenne, d’Oxfam America et d’Oxfam Grande-Bretagne.

Il a été exécuté par des organisations telles : la Société d’Animation et de Communication Sociale (SAKS), la Solidarité des Femmes Haïtiennes (SOFA), le Groupe d’Appui aux Rapatriés et Réfugiés (GARR), le Réseau des Coopératives Caféières de la Région du Nord (RECOCARNO), la Plate-forme Alternative Haïtienne de Plaidoyer pour un Développement Alternatif (PAPDA), ENFOFANM et le Collectif Féminin Haïtien pour la Participation Politique des Femmes (FANM YO LA).


[1] Plate-forme Alternative Haïtienne de Plaidoyer pour un Développement Alternatif

[2] département du Sud Est



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