Copropriété : l’option du syndic en ligne

L’enquête de la DGCCRF critique les pratiques des syndics traditionnels en pointant notamment leur tarification. Photo :  © Christine Pannetier.
Cette solution beaucoup moins coûteuse et plus transparente, de plus en plus prisée, est surtout adaptée aux  copropriétés de petite taille.

Face aux dérives de la gestion d’immeubles par les syndics traditionnels, un nouveau mode de gestion se développe : le syndic en ligne. Un rapport de la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) révèle dans une enquête publiée le 20 novembre 2017 que les règles instaurées par la loi Alur ne sont pas respectées par les syndics, notamment concernant la tarification  Moins coûteux et plus transparents, les syndics en ligne sont de plus en plus prisés par les copropriétaires soucieux de maîtriser leurs charges.

Les syndics en ligne gèrent les copropriétés de manière totalement dématérialisée pour un tarif qui peut être jusqu’à cinq fois moindre que ceux d’un syndic traditionnel, une différence qui peut atteindre 400 euros par lot. Ces sociétés visent les petites copropriétés et nécessitent la présence d’un référent dans l’immeuble. « Nous assurons toute la partie comptable et réglementaire, tandis que le conseil syndical se charge de la gestion sur le terrain, des assemblées générales, du suivi des travaux », indique Christophe Gosset, directeur général de Syndic One (groupe Sergic).

Le budget est réduit, mais il manque un arbitre des conflits

Depuis la loi Alur, les syndics bénévoles doivent faire face à davantage de procédures administratives, comme l’immatriculation obligatoire. Ils optent donc pour les syndics en ligne, qui proposent une gestion plus transparente que les syndics classiques. Frédéric Poulain, directeur d’un syndic traditionnel, note cependant que l’absence du gérant à l’assemblée générale est problématique, puisque l’essentiel de sa mission est d’arbitrer les conflits entre copropriétaires.

Hugues Lefèvre, conseiller syndical et référent de sa copropriété, responsable des ventes dans une entreprise du secteur de la santé, témoigne dans Le Particulier Immobilier de son expérience avec un syndic en ligne : « Nous sommes conscients que certains problèmes d’ordre pratique ou juridique peuvent surgir. Mais notre budget a été réduit de plus de 40 % et nous détenons les clés de la gestion de notre immeuble, ce qui est rassurant pour l’avenir. » En résumé, le syndic en ligne peut donc être une alternative pour de petites copropriétés soudées.

 

Rédactrice : Florence de Bonnaventure – Photographe : © Christine Pannetier