Bouchons en Île-de-France: pas de pic de pollution selon Airparif

En Île-de-France, l'affluence de véhicules a provoqué 300 kilomètres de bouchons le 17 décembre, entre 7 heures et 8 h 30. © Philémon Barbier

La grève a fait considérablement augmenter le trafic sur les routes d’Île-de-France. Pourtant, Airparif, chargé de surveiller la qualité de l’air en Île-de-France, assure qu’il n’y a aucun pic de pollution depuis le 5 décembre, premier jour de contestation contre la réforme des retraites. 

La forte affluence de véhicules sur les routes entraîne une hausse des émissions polluantes, en particulier du dioxyde d’azote (NO2), l’un des principaux polluants émis par les engins motorisés. Malgré cela, il n’y a pas de conséquence sur la qualité de l’air. Airparif confirme qu’aucun pic de pollution n’a été détecté depuis le début de la grève. L’indice de pollution pour le mardi 17 décembre, jour de manifestation, était de 38, soit un indice faible par rapport à la circulation dense.

Jointe par téléphone, Charlotte Songeur, ingénieure à Airparif, nous explique pourquoi : “Le vent, cumulé à la pluie, aide à ne pas avoir cet effet de serre qui causerait un pic de pollution. Le vent balaye la pollution et la pluie ramène les particules fines au sol. Ça lessive vraiment l’air et c’est ce qui lui permet de rester d’une bonne qualité.”

L’augmentation spectaculaire de la circulation en Île-de-France est due, en grande partie, aux transports en commun qui sont quasiment à l’arrêt. Les Parisiens, obligés de trouver d’autres solutions pour se déplacer, se sont repliés sur la voiture. Le 17 décembre, il y avait plus de 300 kilomètres de bouchons entre 7 heures et 8 h 30 selon Sytadin – site web qui diffuse en temps réel l’état du trafic routier dans la région.

Selon Sytadin, la circulation en Île-de-France est exceptionnellement forte entre 5 heures et 8 h 30, le 17 décembre 2019.

 

Damien Della Signora

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