Fin de manifestation à Nation: hymnes, fumigènes, sirènes et CRS

Ambiance festive chez les manifestants rassemblés place de la Nation en fin d'après-midi, mardi 17 décembre 2019. © Juliette Pavy

Il est près de 18 heures, boulevard Voltaire, à Paris. L’ensemble des cortèges n’a pas encore rejoint la place de la Nation, qui est déjà pleine à craquer.

Les cortèges de manifestants contre la réforme des retraites place de la Nation, peu avant leur dispersion par les CRS. © Juliette Pavy

Les CRS encerclent la foule massée sur l’immense esplanade, laissant difficilement sortir les manifestants ou les badauds égarés. Entrer dans la manifestation est plus facile que d’en sortir : une carte d’identité est parfois nécessaire pour pouvoir s’exfiltrer, au compte-gouttes. Quatre lycéennes perchées sur un banc scrutent, l’air amusé, le manège des CRS.

“La retraite, au cimetière ! On va pas passer notre vie à pas gagner une thune !” Les slogans, les fanfares, le bruit des pétards se font encore écho dans la nuit pluvieuse et l’odeur déjà lointaine des bombes lacrymogènes.

Les convois des forces de l’ordre convergent vers place de la Nation en fin de manifestation. © Isabelle Demoyen

Il est près de 19 heures, le cortège de la CGT est enfin arrivé. Les haut-parleurs des camionnettes annoncent un prochain retour au bercail, tandis que les militants continuent d’affluer vers la place, titubant parfois, mais contents. Les premiers chiffres viennent de tomber dans les médias: 76 000 manifestants selon le ministère de l’Intérieur et 350 000 selon la CGT.

Les murs tagués de “Rêve général”, “I love mon chômage”, ou “La retraite c’est mon projet” s’offrent en prétexte pour les photos-souvenirs. La journée de mobilisation contre la réforme des retraites touche à sa fin. À 19 h 30, la foule commence à se disperser dans les rues adjacentes. Les camions des forces de l’ordre avec gyrophares et sirènes convergent vers la place. Leurs collègues, déjà présents, évacuent le mouvement en chargeant ceux qui rechignent à quitter les lieux.

Isabelle Demoyen

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