Pris dans les embouteillages, les taxis parisiens sont à la peine

Un taxi coincé par des manifestants en route pour rejoindre la manifestation contre la réforme des retraites du 17 décembre 2019. © Leonor Lumineau

Pour les taxis parisiens les grèves apportent des clients. Mais les embouteillages ralentissent énormément chaque course. Pas plus de travail, pas plus d’argent.

Mairie du XIe, avenue Parmentier, la station de taxi est vide et pourtant sept personnes attendent. La scène se répète en plusieurs endroits de la capitale. Sommes-nous face à une pénurie de taxis ?
“Ces jours-ci il y a beaucoup de courses à faire, même trop” témoigne Olivier, chauffeur de la compagnie G7, pris dans un bouchon boulevard Henri IV. “À cause des embouteillages, les courses durent plus longtemps, c’est difficile de les enchaîner”, renchérit Arnaud, conducteur rencontré Place Monge. Résigné, il fait le bilan de la situation depuis le déclenchement de la grève: “On ne gagne pas forcément plus d’argent ces jours-ci”.
En effet, Samira, conductrice de taxi dans la capitale, analyse que “par rapport à la période normale de Noël, il y a plus de trafic mais pas forcément plus de travail.”
Farid abonde dans ce sens: “Il y plus d’embouteillages mais pas plus de courses. À cause de l’engorgement de la circulation, les gens préfèrent la marche à pied, le vélo ou la trottinette.”

Guglielmo Corbo

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