Les habitants de Saint-Denis en difficulté pour aller manifester

Des grévistes de Saint-Denis se sont rendus à la manifestation parisienne grâce aux cars affrétés par la mairie et l'UL CGT. © Sophia Bedar

À quelques heures de la manifestation de ce mardi 17 décembre, les grévistes habitant en banlieue doivent se résoudre à emprunter des moyens de transport alternatifs pour aller défiler à Paris. Reportage à Saint-Denis.

Une assemblée générale interprofessionnelle a eu lieu à la bourse du travail de Saint-Denis à 11 heures ce matin. Elle a réuni une petite centaine de grévistes et militants venus de toute la ville. Les questions logistiques ont occupé une place importante dans les discussions. Quatre bus ont été mis à disposition par la mairie de Saint-Denis et l’Union locale de la CGT. Mais d’autres moyens de transport sont empruntés par les grévistes pour faire les près de 9 kilomètres qui les séparent du point de départ de la manifestation parisienne, place de la République.

Un cortège improvisé

Pour Vincent, un militant CGT, ça sera à pied. Un cortège partira du commissariat de Saint-Denis. D’après Vincent, “c’est un cortège qui s’est organisé en cours de route afin d’apporter notre soutien à nos trois camarades qui se sont fait embarquer ce matin même lors du blocus d’un dépôt de bus. Donc, pour nous, ça sera à pied jusqu’à République. La majorité des personnes ici présentes vont finalement emprunter ce cortège plutôt que les bus en guise de soutien envers nos camarades.” 

Solidarité entre les grévistes

Clément, un des nombreux grévistes présents sur place, a choisi de partager sa voiture : “Moi ça m’arrange. Je n’ai pas vraiment de difficulté pour me déplacer, mais si ça peut aider d’autres personnes à venir c’est tant mieux. C’est une question de solidarité.” Il ajoute : “Par ici il y a une sorte de culture de la mobilisation, les gens arrivent plutôt bien a s’organiser.”

Le vélo, moyen de transport privilégié

Et pour d’autres, ça sera le vélo. C’est manifestement le cas d’Aurélie, qui tient son casque à la main. “On est beaucoup à utiliser le vélo aujourd’hui. Je pense que c’est le meilleur moyen de se déplacer jusqu’à la manif actuellement, surtout compte tenu des grèves. On s’adapte !”

Pour le retour, les plus courageux rentreront comme ils sont venus, les bus municipaux ou syndicaux ne pouvant contenir tout le monde. Certains seront obligés de réaliser une deuxième randonnée urbaine pour rentrer.

Yann Thénot

Soyez le premier à commenter

Poster un Commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.


*