Clémentine Autain lance « l’appel des grandes gagnantes » contre la réforme des retraites

Autour de la députée Clémentine Autain, des militantes féministes, des femmes "gilets jaunes", des syndicalistes et des activistes d'Attac © Isabelle Demoyen

Une trentaine de militantes féministes, de syndicalistes, de femmes politiques et d’intellectuelles se sont réunies pour débattre autour de la retraite des femmes, ce lundi 16 décembre à la Maison des métallos, à Paris.

Dans ce lieu chargé d’histoire, de luttes et de conquêtes syndicales, près de 300 personnes ont assisté aux débats, organisés notamment par la députée LFI de Seine-Saint-Denis, Clémentine Autain, la dirigeante de la CGT en charge des droits des femmes, Sophie Binet, mais aussi Attac, des femmes “gilets jaunes” ou des collectifs féministes comme Nous Toutes.

Ce soir on va vous prouver que les femmes ne sont pas les grandes gagnantes de la réforme comme le prétend le gouvernement.

Les arguments sont nombreux contre le système par points et l’âge pivot à 64 ans, qui seraient des facteurs aggravants de la retraite au féminin. Les prises de parole se sont succédé pour dire stop à la réforme du gouvernement Macron. Mais le débat s’est porté bien au-delà. Assa Traoré, porte-parole du collectif Justice pour Adama, s’est également jointe au débat :

On doit se battre pour que les femmes du monde entier puissent avoir les droits qu’elles méritent. Mais face à quels hommes ? Nos frères sont considérés comme ne pouvant participer à la construction de cette France. On ne peut pas parler des luttes des femmes sans parler de celles des hommes et des jeunes garçons des quartiers, qui subissent de plein fouet la précarité.

Dire stop aux violences sexistes

Les luttes sont plurielles. Le combat est le même pour les chômeuses, les précaires. Dire stop au projet de réforme des retraites, c’est aussi, selon les “grandes gagnantes”, dire stop aux violences sexistes, à la maltraitance institutionnelle, à la pénibilité au travail. “37% des femmes ont déjà subi des problèmes de violences sexistes ou sexuelles sur leur lieu de travail”, rappelle Caroline de Haas du collectif Nous Toutes. “Les difficultés économiques ont pour effet de restreindre l’autonomie des femmes et donc d’accroître les violences sexistes.”

Après le temps de la colère, le débat s’est achevé dans l’espoir de se retrouver toutes et tous mobilisés dans la rue, le mardi 17 décembre.

Isabelle Demoyen

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