Alexandre Saada, candidat LREM aux municipales du Pré-Saint-Gervais: “Il faut entendre les enseignants”

Le candidat LREM aux municipales, Alexandre Saada, devant sa permanence au Pré-Saint-Gervais. © Audrey Delaporte
Alexandre Saada devant sa permanence au Pré-Saint-Gervais. © Audrey Delaporte

Membre du Modem investi par le parti gouvernemental, Alexandre Saada, 25 ans, fait campagne dans cette petite commune de Seine-Saint-Denis traditionnellement ancrée à gauche. Dans un contexte de forte mobilisation contre la réforme des retraites, il affirme être à l’écoute des inquiétudes locales.

Est-Actu: Est-ce plus difficile de faire campagne pour les municipales en pleine grève générale lorsqu’on est un candidat investi par En Marche ?

Alexandre Saada: On a commencé notre campagne bien avant la grève. Cela fait plus de deux mois que nous sommes sur le terrain. On a eu un peu d’appréhension, mais les Gervaisiennes et les Gervaisiens sont intéressés par les sujets locaux, alors que nos opposants n’ont à la bouche que la privatisation d’ADP et la réforme des retraites. L’histoire politique du Pré-Saint-Gervais est attachée à la gauche. Je le suis également: c’est ici que Jaurès a fait son discours pacifiste de 1913. Mais le contexte a changé, et les appartenances sont plus volatiles. On a repris l’initiative des Marcheurs lors de la présidentielle pour sonder les habitants et recueillir leurs attentes. Les habitants ont été touchés par notre démarche participative.

E-A: Quelles sont les conséquences concrètes de la mobilisation dans votre ville ?

AS: Le mouvement de grève est très suivi dans les écoles du Pré-Saint-Gervais. Il faut entendre les enseignants, qui ont des attentes légitimes en terme de salaire. Je n’ai pas la prétention de penser que, si j’avais été le maire en place, la situation aurait été différente. Concernant la gestion des conséquences de la grève, la Ville aurait cependant pu prévoir des solutions d’accueil pour les enfants, dans des gymnases, des centres de loisirs.

E-A: Comment envisagez-vous l’issue de ce conflit social ?

AS: Emmanuel Macron défend un système de retraite universel par points. La CFDT, syndicat réformiste, y était favorable. Dans le rapport Delevoye, il y a la proposition d’âge pivot pour financer le système, que le Premier ministre a reprise. Cette préconisation a déclenché l’hostilité de la CFDT, qui a ensuite rejoint le mouvement.  Si une autre solution est proposée par les partenaires sociaux, ce point de la réforme peut faire l’objet de négociations. Laurent Berger, secrétaire général de la CFDT, souhaite une trêve de la grève pour Noël, et je suis pour cette solution.

Propos recueillis par Nabil Khaled

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