Palerme, premières impressions

Le seul hotspot que je connaissais bien était le wifi dans les lieux publics. Celui qui permet de rejoindre gratuitement ce formidable réseau de connectés au quatre coins du monde. Celui qui créé du lien, même virtuel. C’est ce hotspot qui m’a permis de dire au revoir à tous mes proches avant de monter dans l’avion.

En arrivant à Palerme, c’est une toute autre forme de hotspot qui m’attend.

Premier pas à l’extérieur, un monticule d’ordures devant la porte. Bienvenue. Un temps un peu lourd, une journée ensoleillée, le poids des regards des habitués du quartier.

Tête haute, inspiration-expiration, c’est parti. Après 500 mètres, tête baissée sur le plan. On ne voit pas le nom des rues. Droite ou gauche ?

Je me retrouve dans un marché animé, épices, poulpe grillé, les odeurs se mélangent. Je compare avec ce que je connais : un peu de Marrakech, un peu de Rome, un peu de Naples, un peu de Marseille.

Première impression : bordélique, mais un genre de bordel agréable, certes un peu bruyant.
Deuxième impression : pauvreté, mélange culturel, accueil chaleureux.

Je trouve agréable de me fondre un peu dans la population, de passer seulement à l’occasion pour une touriste. Je passe incognito, je participe en observant, j’observe en participant.

Quelques bonnes surprises, quelques angoisses, mais en faisant le compte, je m’y retrouve, je prends mes repères. Musique de rue, bella ragazza, soleil, petites boutiques, artisanat, mobilisations associatives, solidarité…

 

Après les découvertes, c’est l’enthousiasme qui prend le dessus. L’aventure commence !

Doutes et curiosité m’ont poussée vers des études de sciences politiques, dans la volonté de connaître le monde qui m’entoure. Née dans une petite ville de l’ouest de la France, j’ai toujours eu envie de découvrir, de prendre de la hauteur, de voyager. Direction l’Italie, pour la cuisine certes, mais aussi contre les injustices, pour le respect, et pour un monde meilleur. Idéaliste donc, mais aussi mangeuse de beurre demi-sel, dévoreuse de séries (non, c’est pas faux), et mariée aux questions existentielles.

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