Le lion est entré dans l’arène !

Au parc zoologique de Paris, Volcan, un mâle âgé de 8 ans a rejoint, dans la nuit du 12 au 13 décembre 2020, le clan de trois femelles et d’un mâle stérilisé déjà présents. Retour sur une introduction réussie.

Sans reproducteur depuis 2017, le succès de l’opération réside dans le temps d’adaptation accordé à ce mâle reproducteur avant sa mise en contact avec les trois lionnes de l’enclos : Savanah, Buni et Aswad. Volcan est issu d’un clan de mâles du Jardin zoologique de Rabat au Maroc, où il est né. Par son patrimoine génétique proche de celui du lion de l’Atlas (Panthera leo leo), une sous-espèce de lion disparue à l’état naturel, ce mâle a pour particularité d’avoir une fourrure plus fournie que celles des lions venus d’Afrique subsaharienne.

Volcan a aussi été choisi pour son équilibre mentale et sa bonne interaction avec ses congénères. « Il est primordiale d’avoir un lion qui connaît les codes sociaux et de limiter les temps de rencontre au début. Nous avons commencé par 5 minutes puis une journée » explique Alexis Lécu, directeur scientifique et responsable vétérinaire du zoo de Vincennes. En effet, si le lion est rejeté par les femelles déjà présentes, son introduction est compromise et le zoo est obligé de le renvoyer dans son zoo d’origine.

Le lion est un animal très sociable. Leurs codes sociaux se rapprochent de ceux des primates. Buni est la femelle retenue pour se reproduire avec Volcan, les autres lionnes sont elles, sous contraceptifs. « Il faut limiter les naissances car les lionnes ont leur chaleur tous les mois à peu près. » Ce contrôle des naissances évitera ainsi la consanguinité et la surpopulation.

Albane Cousin (texte)
Maxime Gruss (photo)