Micro-trottoir : Que pensez-vous du projet de référendum pour inscrire la défense de l’environnement dans la Constitution ?

Le président de la République Emmanuel Macron a annoncé lundi 14 décembre un référendum pour inscrire la cause climatique dans l’article 1 de la Constitution. La réforme devra auparavant être approuvée par l’Assemblée nationale et le Sénat. En attendant, les Français s’interrogent sur la portée de ce projet.

 

Anne, 71 ans, retraitée, ancienne directrice des ressources humaines

« Une stratégie politique » « Ce n’est pas un projet écologique, mais plutôt une stratégie politique et économique. Macron ne se soucie pas de l’environnement, il n’a pas conscience de l’importance de l’écologie. »

 

 

Chlöé, 20 ans, étudiante infirmière

« S’il ne le fait pas, qui le fera ? » « C’est important de se préoccuper de l’environnement, de vouloir le sauver et le préserver. S’il ne le fait pas, personne ne le fera. Bien sûr, il faut que les autres s’y mettent aussi, et pas seulement les Français. Le sujet doit être traité au niveau mondial. »

 

 

Frédéric, 53 ans, documentaliste

« De la poudre aux yeux » « Je n’y crois pas du tout. C’est tout simplement de la poudre aux yeux. Je ne crois plus aux annonces de notre Président, et ce référendum est purement politique. C’est triste d’en arriver là, et de ne plus avoir confiance en nos élus. »

 

 

Gwenaëlle, 44 ans, chargée de mission

« Un réel intérêt de sa part » « L’environnement est un sujet important dans notre société actuelle. Le fait que le Président propose un référendum sur la biodiversité et la lutte contre réchauffement climatique montre un réel intérêt de sa part. »

 

 

René, 26 ans, employé dans la restauration

« Un projet irréalisable » « Ça reste un discours avant tout politique. Le Président se positionne sur ce sujet sans avoir réellement d’intérêt pour la sauvegarde du climat ou de la biodiversité. De plus, ce projet est irréalisable si la France s’y prend seule. Réduire la pollution, c’est un travail au niveau international. »

 

Anthony Planchais (texte)

Fabrice Tellier (photos)