Le monde du rallye conteste toute responsabilité dans la crise climatique

[et_pb_section fb_built= »1″ fullwidth= »on » admin_label= »Section photo %22Haro sur le Rallye%22″ _builder_version= »4.3.2″ collapsed= »off »][et_pb_fullwidth_header title= »Sports automobiles : bruit, fureur et CO2″ text_orientation= »center » header_fullscreen= »on » header_scroll_down= »on » content_max_width_tablet= » » content_max_width_phone= » » content_max_width_last_edited= »on|desktop » admin_label= »Photo de titre » _builder_version= »4.3.2″ title_font_size= »76px » background_enable_color= »off » background_image= »http://medialibre.info/climat/wp-content/uploads/2020/02/SportMecaPhoto-plein-écranNorm.jpg » parallax= »on » min_height= »500px » title_font_size_tablet= »65px » title_font_size_phone= »53px » title_font_size_last_edited= »on|desktop » title_line_height_tablet= » » title_line_height_phone= »1.5em » title_line_height_last_edited= »on|tablet »][/et_pb_fullwidth_header][/et_pb_section][et_pb_section fb_built= »1″ admin_label= »Récit samedi soir » _builder_version= »4.3.2″][et_pb_row column_structure= »1_4,1_2,1_4″ _builder_version= »4.3.2″][et_pb_column type= »1_4″ _builder_version= »4.3.2″][et_pb_text _builder_version= »4.3.2″ custom_margin= »|-46px|||| » custom_padding= »|||0px|| »][/et_pb_text][/et_pb_column][et_pb_column type= »1_2″ _builder_version= »4.3.2″][et_pb_text admin_label= »Chapô » _builder_version= »4.3.2″ custom_margin= »29px||||false|false »]

Pour les fans de rallye, pas question de changer la tradition : une grosse cylindrée il faut que ça gronde et que ça fume. Dans un climat de plus en plus hostile, les aficionados de courses automobiles se regroupent sur les réseaux sociaux pour tacler les écologistes et célébrer la gloire du moteur thermique. 

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La nuit tombe sur Champagnole, commune de 8000 âmes au cœur du Jura, ce samedi 1er février 2020, à 18 h 15. La deuxième étape de la 51e Ronde du Jura se déroule en nocturne et circuit fermé. Environ 2000 personnes s’amassent aux premières loges du circuit, soigneusement tenues à distance par les commissaires de course. Parkas de chantier et casquettes vertes et orange, ils assurent la sécurité aux abords de la piste. Sur l’avenue bouclée à la circulation, les bolides attendent leur tour en file indienne pour le départ en contre la montre. Les 104 engins inscrits à la course retiennent encore la fureur de leur machinerie dans un vrombissement rauque.

Soudain, les 140 chevaux des machines se calent à 4000 tours par minute, trépignant d’en découdre dans un hurlement féroce. Zéro au chrono : « Lâche l’embrayage ! Plancher ! », crie Guillaume, le copilote de l’équipage n° 70. Le moteur 16 soupapes, lancé à pleine puissance, cabre instantanément la voiture sous une poussée tellement forte qu’elle semble prête à dévorer la piste. Phares en l’air, oscillant insatiablement de gauche à droite, la Citroën AX sport sans laisser la moindre miette de caillou. Les bêtes engloutissent les 150 mètres de ligne droite dans un déchaînement de puissance et un parfum d’huile brûlée, pour franchir la ligne d’arrivée dans une embardée à pleine vitesse. « Il a tout pété, le Florent », lâche un spectateur ébahi. Ivre d’adrénaline, Florent, le pilote n° 70, déclare juste après la course : « La boîte m’a lâché, mais rien à faire, j’ai tout envoyé à fond en première ! »

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© Paul Lemaire

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C’est sûr, l’air pur et le bilan carbone ne sont pas au centre des préoccupations des fans de rallye. « Le sport auto, faut que ça fasse du bruit et que ça sente l’essence », tonne Jacky Bavoysi, entrepreneur dans la tôlerie mécanique et 36 éditions de la Ronde du Jura au compteur. D’autres fans de course automobile vont plus loin dans la défense de leur sport favori. Sur un groupe Facebook baptisé Sauvons les sports mécaniques : anti escrologie, plus d’un millier de membres dénoncent pêle-mêle Greta Thunberg, Anne Hidalgo et apportent leur soutien à Donald Trump. L’objectif : défendre une passion qu’ils considèrent assaillie par des collectifs et mouvements écologistes comme Ras le rallye ou Extinction rebellion. Deux ONG qui voient dans ces manifestations sportives des aberrations écologiques.

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Le rallye au cœur d’une politique environnementale contradictoire

« Le rallye c’est le symbole d’une violence routière, et surtout d’une orientation des dépenses publiques hors du temps », proteste Camille, le porte-parole de Ras le rallye. Il s’indigne du comportement contradictoire des pouvoirs publics qui, d’un côté, prônent les économies d’énergie, le tri sélectif ou encore les transports en commun, et de l’autre « autorisent des inepties pareilles. On ne peut pas fumer devant son gosse et lui demander de ne pas le faire ! ».

Camille se prévaut des arguments du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) et assure que « 99,9 % des scientifiques valident les conclusions alertant sur la dégradation climatique ». Il ne souligne pas la responsabilité directe du rallye mais insiste sur le rôle de grosses entreprises telles que Total et des secteurs automobile et pétrolier qui ont « intérêt à continuer dans la voie des énergies fossiles ».

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Xavier Roulleau, membre très actif du groupe Sauvons les sports mécaniques : anti escrologie, ne l’entend pas du tout de cette oreille. « On endure les attaques de Ras le rallye tous les jours. Les préfets subissent les pressions des écolos du coin pour faire annuler chaque compétition », peste-t-il. Mais il reconnaît volontiers la bonne organisation du collectif écolo. « Ils savent créer le buzz. Ils sont persuadés de représenter le camp du bien et usent de méthodes extrêmes. » Le blocage des parcours de rallye en est un exemple.

Également propriétaire de deux Corvette de compétition, ce responsable informatique de la Caisse nationale d’assurance vieillesse se rend au travail tous les matins en Porsche Cayenne. L’écologie n’est vraiment pas sa tasse de thé : « Sur le réchauffement climatique, il y a beaucoup de non-dits et de propagande. Les publications du GIEC sont invérifiables, leurs travaux ne sont pas scientifiquement modélisés. C’est plus un organe politique dont on considère les publications comme parole d’évangile ».

Parfois, il flirterait presque avec le complotisme. « Le GIEC a été créé par Reagan et Thatcher pour que cette dernière puisse justifier la fermeture des mines de charbon », estime-t-il. Selon lui, Greta Thunberg serait manipulée par des « parents Thénardier » pour « servir la cause du lobby du greenwashing suédois ». Il ironise également sur Extinction rebellion : « Une bande de gamins dont la moyenne d’âge est de 15 ans et qui manifestent le vendredi après-midi surtout pour sécher les cours. » Seul Donald Trump trouve grâce à ses yeux : « Il a compris que les affirmations du GIEC sont complètement bidon. Il soutient l’industrie américaine, alors que l’Union européenne met en avant sa greentech et que la Chine utilise les accords de Paris pour affaiblir ses concurrents sans renoncer elle-même à ses centrales à charbon. »

 

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Entre climatoscepticime et arguments scientifiques

Les compétiteurs de la Ronde du Jura ne sont pas en reste face à toute cette « escrologie ». Jacky Bavoysi, concourant sous le n° 44 cette année, possède sa propre aciérie, Tôlerie Bavoysi. Les Citroën C3 R5 arrivées dans les premières places au Rallye de Monte-Carlo, dont les résultats ont compté pour les championnats du monde, ont été fabriquées ici. En Franche-Comté, la métallurgie est une tradition et une fierté régionale : « La tour Eiffel a été construite en acier franc-comtois ! »

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Jacky Bavoysi a participé à 36 éditions de la Ronde du Jura. Son entreprise de tôlerie mécanique prépare les modèles de compétition rallye pour quatre grands constructeurs automobiles. © Paul Lemaire

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Le regard dur, il n’a pas le sourire facile et son physique de première ligne de rugby en impose. Bien campé sur sa chaise, il affirme que Ras le rallye néglige les retombées positives de sa passion sur la région. « Le monde du rallye permet un développement économique. Mais dans le Haut-Jura, la spéciale [NDLR, épreuve chronométrée] de Tabagnau a dû être annulée pour cause de manifestation. » Jacky est un compétiteur dans l’âme. Judoka ceinture noire, il est contraint de raccrocher le kimono suite à une blessure, au tournant de la quarantaine.

Après avoir loué la voiture de rallye qu’usinait un de ses employés, il est mordu par l’univers des courses auto. Il conteste l’origine humaine du changement climatique et avance que le climat évolue naturellement. « Sur le mont Rivel, il y a des traces de sédiments marins. La mer était présente ici il y a des millions d’années, la planète, elle respire. » Il rappelle que sa grand-mère de 99 ans a vécu un hiver sans neige dans le Jura en 1939-1940. « Aujourd’hui on parle beaucoup plus du changement climatique car les moyens de communication relaient plus facilement ce genre d’anomalies. »

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Guillaume et Florent, jeunes compétiteurs amateurs, ont participé à la 51e édition de la Ronde du Jura. © Paul Lemaire

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D’autres compétiteurs amateurs comme Guillaume et Florent, dont la Citroën AX consomme 16 litres/100 kilomètres (contre 6 litres/100 kilomètres pour une voiture classique), affirment que les arguments écologistes ne sont avancés que « pour booster le marché du lobbying ». Mais tous les fans de ce sport ne nient pas la réalité du changement climatique.

Clément et Vincent, jeunes stéphanois de 23 et 22 ans, indiquent n’avoir pris l’avion que deux fois dans leur vie et relativisent l’impact de leur façon de vivre face à celui d’un citadin globalisé. Docteur en sciences géographiques à l’université de Liège, Pierre Ozer leur donne en partie raison. Selon ses calculs, le grand prix de Formule 1 de Belgique à Spa-Francorchamps du 16 septembre 2007 aurait rejeté 8400 tonnes de CO2 en 90 minutes. C’était 42 000 tonnes pour le rallye Dakar en 2011. À titre de comparaison, un tournoi de Roland-Garros rejette 156 000 tonnes de CO2 en moyenne, et la Coupe du monde de football qui s’est déroulée en Afrique du Sud en 2010 a produit 2 700 000 tonnes de gaz à effet de serre. Pour résumer, une journée de coupe du monde pollue plus qu’un rallye Dakar dans sa globalité.

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© Paul Lemaire

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La Fédération automobile lance son calculateur carbone

Pour autant, si le sport automobile continue de glorifier les moteurs thermiques, il semblerait que le public, lui, se lasse et épingle les comportements négligents envers l’environnement. Quant à TF1, la chaîne ne diffuse plus de grand prix de Formule 1. En décembre dernier, l’aventurier sud-africain Mike Horn et son coéquipier Børge Ousland se rendent au pôle Nord. Ils se retrouvent bloqués dans un glacier et sont secourus d’urgence par un navire norvégien. Immédiatement après son sauvetage, Horn prend le départ du rallye Dakar en Arabie Saoudite et devient la cible des réseaux sociaux, qui l’accusent d’agir en contradiction avec ses engagements écologiques. Il réagit en mettant en avant les 40 projets environnementaux qu’il a financés, dont la plantation de plus de 6 millions d’arbres en Amazonie, et minimise l’impact carbone du véhicule qu’il conduit lors de la course. Mais le mal est fait.

Consciente de l’hostilité croissante du public, la Fédération française du sport automobile cherche la parade. Elle met en place un calculateur carbone à disposition des organisateurs de chaque course pour mesurer les émissions de gaz à effet de serre durant les épreuves et encourager la préservation de l’environnement. Simple opération de greenwashing ? Selon Frédéric Gabillon, pilote participant à la Nascar whelen euro series, championnat européen de compétition automobile très prisé par l’Amérique profonde, cela prouvera surtout « que l’impact n’est pas si énorme ». Lui n’a pas l’impression que le public se détourne de son sport pour cette raison. La réticence serait plutôt d’ordre culturel et il pointe ici la responsabilité du gouvernement et des dirigeants de la FFSA. « On est un pays anti-sport auto depuis longtemps. On n’organise plus de grand prix de formule 1 depuis 10 ans. Heureusement, il y a encore les 24 heures du Mans. »

 

La course auto électrique, une solution controversée

Pourtant, le 27 avril 2019 se déroulait aux Invalides, dans le 7e arrondissement de Paris, la quatrième édition du ePrix de Paris, étape du championnat de Formule E de la FIA. La course, entièrement électrique, était accompagnée d’un ballet de ces néo-bolides dans les rues parisiennes, en marge de la compétition. L’électrique serait-il l’avenir du sport auto ?

Frédéric Gabillon estime que « c’est une bonne initiative, cela amène le sport auto en centre-ville ». Le coureur s’interroge toutefois sur le véritable impact carbone de ces épreuves : « Les voitures ne sont pas chargées sur les prises de la ville. Elles utilisent d’énormes groupes électrogènes, ce qui pose la question du recyclage des batteries. » Les fans de sport automobile survivront-ils à une telle révolution ?

Clément et Vincent, les jeunes stéphanois de la Ronde du Jura, redoutent la fin des moteurs thermiques. « Si le rallye passe à l’électrique, on ne suivra pas le mouvement », assurent-ils. Xavier Roulleau, l’anti escrologue des réseaux sociaux, estime pour sa part que l’électrique n’est pas une solution. Il renâcle face au manque d’autonomie de ces véhicules et le coût humain de leur fabrication notamment dans les pays peu développés : « Les batteries sont lourdes. En plus d’un mauvais rendement énergétique, c’est mauvais pour l’écologie et pour l’homme. Les hybrides c’est mieux et très agréable à conduire. » Cette option serait viable « à condition de ne pas faire plus de 40 kilomètres par jour et de disposer de bornes de recharge à proximité », ajoute Frédéric Gabillon.

Quant aux membres de Ras le rallye, ils ne sont pas convaincus : « La technologie pour produire et recycler les véhicules électriques n’est pas véritablement écologique. » Pour l’heure, cette solution est donc loin de faire l’unanimité et ce n’est pas les fans de rallye qui diront le contraire : « Ce qui fait le charme du sport auto c’est avant tout le bruit des moteurs, martèle Xavier Roulleau. Une course de perceuses Bosch ça ne m’intéresse pas ! »

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