RÉCHAUFFEMENT CLIMATIQUE : le littoral normand sous haute-surveillance face à l’urgence de s’adapter

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RÉCHAUFFEMENT CLIMATIQUE

Le littoral au bord du gouffre

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Le réchauffement climatique expose toujours davantage les villes côtières aux risques de submersions. En Normandie, l’érosion des falaises est le symptôme flagrant d’un empiètement de la mer sur la terre. Les scientifiques s’impliquent pour sensibiliser les acteurs du territoire aux conséquences prévisibles du changement climatique et ouvrent, avec les élus, la réflexion sur ce que pourrait être la ville côtière de demain.

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Les 9 et 10 février 2020, la tempête atlantique Ciara bat son plein. Quarante deux départements sont placés en vigilance orange et la population est priée d’éviter le littoral. Trois jours plus tard, jeudi 13 février, Stéphane Costa,  professeur de Géographie à l’Université de Caen-Normandie et co-président du “GIEC normand pour le climat” fait le tour de la côte, d’Etretat à Dieppe, pour observer les conséquences de la tempête. A Pourville-sur-Mer, note-t-il, la promenade aménagée en front de mer est jonchée de galets. Cela laisse imaginer la puissance des vagues, capables de soulever une plage et de la déplacer. Vendredi 14 février, suite à la violence de cette tempête, Élisabeth Borne, ministre de la transition écologique et solidaire, se rend à Gouville-sur-Mer. Elle constate l’ampleur des dégâts dans cette ville tournée vers l’océan et particulièrement touchée. Ce même jour, un pan de falaise s’effondre à Dieppe.
Deux jours plus tard, le 16 février, la tempête Dennis frappe à son tour. De fortes pluies tombées en peu de temps contribuent à fragiliser les sols qui ruissellent . Un pan de falaise s’effondre cette fois à Fécamp.

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Les falaises se délitent

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La route de Pourville, aux environs de Dieppe, prend de la hauteur et atteint le sommet des falaises qui surplombent la mer. Malgré le vent, la pluie et un ciel d’hiver qui bouche l’horizon, la vue impressionne, ouverte à la fois sur la mer, hostile et fascinante, et la ville, saisie toute entière d’un seul regard. Un tel cadre fait le charme des résidences perchées sur cette falaise et la fierté de ceux qui y vivent. 

Pourtant la falaise se trouve ici très fragile. Des effondrements successifs grignotent progressivement le paysage au fil des ans. Ils avalent certaines maisons et en menacent d’autres. Monsieur Plaisant nous accueille sur son vaste terrain, jusqu’au paysage désolé de ce bout de terre donnant sur la mer et sur la ville. Il nous conduit tranquillement jusqu’à un bord du précipice d’où un pan inattendu de la falaise se dévoile au regard. Le décors n’y a plus rien d’une carte postale : jonché de débris de constructions emportés dans la pente, le terrain déversant sur la mer a une allure chaotique. 

La première maison de ce quartier a chuté en 2012. Les quelques maisons au bord du précipice ont été évacuées. Elles ne peuvent être détruite car le sol ne résisterait pas aux engins de chantier et leurs jours sont comptés. La ville a racheté certains terrains, pour lesquels elle sera ensuite dédommagée par l’Etat. Après des sondages du sol dans cette zone mixte de craie et de terre meuble, l’énorme demeure bourgeoise de Willy Hocquet, ex-voisin de Monsieur Plaisant, a été évacuée en 2016 après son rachat par la ville et l’Etat. Il occupait les lieux depuis 50 ans.

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Dieppe, le 3 février 2020. Monsieur Plaisant au bord du terrain instable, son ancien jardin.

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En 2019, après quatre mois de pluies incessantes, un autre morceau de la falaise sur laquelle se trouve la maison de Monsieur Plaisant s’est effondré. A l’écouter, la fragilisation de la paroi rocheuse semble inéluctable : « Le climat se durcit. Et puis, il y a les fondations de béton du lycée et les zones résidentielles construites juste derrière qui détournent des sources et créent des poches d’eau qui s’accumulent sous le flanc des falaises.”

Monsieur Plaisant s’approche avec prudence du bord du précipice. Le terrain est trempé. Il était le prolongement de son jardin. Désormais instable, il est trop dangereux pour être occupé normalement. Néanmoins, cet homme et sa famille habitent toujours sur place. Par chance, les sondages réalisés il y a quelques années ont permis d’établir que la maison qu’il occupe est fondée sur un socle de craie. Le sol ne risque donc pas de se déliter comme la terre sableuse gorgée d’eau mêlée à la craie, quelques mètres plus loin.

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Quiberville-sur-Mer, le 4 février 2020. Un blockhaus tombé de la falaise.

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Comme l’évoque Monsieur Plaisant, l’érosion des falaises est un phénomène naturel et constant, mais un ensemble de facteurs corrélés en accélèrent l’avancement. Selon les scientifiques du ROLN (Réseau d’observation du littoral de Normandie et des Hauts-de-France) le réchauffement climatique intensifie les phénomènes météorologiques. Du côté de la terre, des pluies soudaines et abondantes, mais aussi l’urbanisme, favorisent les ruissellements souterrains. Du côté de la mer, la fréquence et la force des tempêtes, comme la montée des eaux, durcissent leurs assauts.

 Entre Quiberville-sur-Mer et Sainte-Marguerite-sur-Mer, un blockhaus spectaculaire est planté sur la plage et droit comme un I à près de quinze mètres du pied de falaise. Il est à la fois un vestige de l’histoire et le témoin du recul de la côte. Construit en 1942 sur la falaise, le blockhaus s’y trouvait encore dangereusement en déséquilibre en 1995. Une opération menée par les pompiers a permis de le faire basculer et tomber sur la plage. Variable selon les littoraux et la nature de la falaise, le recul du trait de côte est ici l’un des plus forts de la région, soit près de 40 cm par an.

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Pourville-sur-Mer, le 13 février 2020

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Des villes sur la défensive

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Les villes du littoral font face aux assauts de la houle. Du fait d’un réchauffement climatique généralisé à l’échelle de la planète, les experts du GIEC (Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat) estiment que le niveau de la mer pourrait augmenter d’environ un mètre d’ici à 2100. Il s’était élevé de 17 à 20 cm au cours du XXe siècle. Des tempêtes plus nombreuses et plus intenses sont également à prévoir. Proches du niveau de l’eau, les villes côtières sont sérieusement exposées aux risques de submersions marines. Dès lors, on y érige des défenses.

Pourville-sur-Mer brandit vers le large ses “épis”, constructions de béton perpendiculaires au rivage et adaptés aux plages à galets. Perçus depuis  la route de falaise qui surplombe la mer 90 mètres plus haut, ces ouvrages redessinent totalement le paysage.

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Les épis et les perrés comptent parmi les défenses façonnées par l’homme pour protéger les villes en bord de mer. Les uns, perpendiculaires au rivage, ont pour fonction de retenir les galets formant une protection contre la houle. Ils sont des barrières qui de la plage plongent vers le large. Les autres, qui longent le rivage, fixent le trait de côte et protègent l’arrière côte. Ils sont des murs dressés face à la mer. Ces structures de béton brut dénotent dans un paysage sauvage et naturel. Elles en disent long sur la difficulté des hommes à contenir la mer pour défendre un urbanisme implanté au plus près de l’eau. En les érigeant, les élus trouvent une solution immédiate qui rassure les riverains, leurs électeurs, face aux menaces de submersion. Mais, à long terme ces solutions sont vaines.  Chères à réaliser, elles demandent de l’entretien et dégradent l’aspect des plages. De plus, lorsque les vagues s’y fracassent, l’eau creuse la plage ce qui conduit à une érosion accélérée.

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Université de Caen (Calvados), le 12 février 2020. Stéphane Costa dans son laboratoire.

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Stéphane COSTA, président du Conseil Scientifique de la Stratégie Nationale de Gestion du Trait de Côte, alerte les élus qui s’engagent dans ces travaux de protection. “Ils conduisent leur territoire vers une spirale complexe”, s’inquiète-t-il. Que faire avec un mètre annoncé d’élévation du niveau de la mer?, se demande t-il. Qui prendrait la décision politique de retirer l’ouvrage et de dire aux riverains de se débrouiller ?

Cet homme aux multiples casquettes, normand d’origine et amoureux de son territoire, partage autant que possible sa connaissance du littoral normand. Dans son bureau de l’université de Caen-Normandie, le professeur présente le film qu’il a réalisé avec le Centre interdisciplinaire de Réalité Virtuelle de l’université. Celui-ci met en scène, au plus près du réel, une immersion dans la tempête de référence de février 1990 telle qu’elle se présenterait à Etretat si le niveau de la mer était plus haut de un mètre. 

Fruit d’un travail scientifique conduit avec le soutien de la Région Normandie et la Fondation de France, cette modélisation permet à Stéphane COSTA d’ouvrir avec les élus la réflexion sur ce que pourrait être la ville côtière de demain : “Nous cherchons à leur faire entendre que le champ des possibles est vaste pour penser des villes qui soient à la fois attractives et résilientes”, argumente-t-il. 

Au travers de ce projet, de réunions publiques et de consultations citoyennes telles que “Notre littoral pour demain”, Stéphane COSTA met en alerte les décideurs et les citoyens. Sensibiliser les élus est une de ses priorités. En effet, les enjeux climatiques impliquent des évolutions lentes, à l’échelle des décennies. Des mesures pérennes mises en oeuvrent aujourd’hui ne porteraient leurs fruits que bien plus tard.  Les élus, mandatés pour quelques années, s’approprient donc encore difficilement ces questions pourtant fondamentales.

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Quiberville-sur-Mer, le 04 février 2020.
Une caméra parmi d’autres est installée à Quiberville-sur-Mer, comme dans d’autres communes, par le ROLN (Réseau d’observation du Littoral de Normandie et des Hauts-de-France). Elle permet aux chercheurs d’observer l’évolution des éboulements en captant des photographies à intervalle réguliers. D’autres dispositifs de surveillance du trait de côte sont à l’oeuvre en Normandie, tels qu’un radar aéroporté restituant un modèle de la côte en 3D.

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Pourville-sur-Mer, le 13 février 2020. La promenade en front de mer est jonchée de galets après la tempête Ciara. Certains de ces galets sont équipés de capteurs de mesure par les scientifiques.

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Fécamp, le 13 février 2020. Après la tempête, des scientifiques sur le terrain.

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A quelques kilomètres de Dieppe, l’église Saint Valéry de Varengeville-sur-Mer domine les eaux depuis sa construction au XIIe siècle. Elle est posée à 150 mètres en retrait du front de mer et à 75m d’altitude. De nos jours, la pente de terre sableuse et argileuse qui se trouve là est sujette à des glissements de terrain. Avoir résisté près de mille ans aux saisons qui se succèdent et aux caprices du bord de mer ne suffit pas à rendre l’édifice invulnérable. “D’ici 20 à 30 ans, l’église pourrait être frappée d’un arrêté de péril”, confie Patrick BOULIER, le maire de la commune.

Classée aux monuments historiques, cette église illustre, au niveau du patrimoine la vulnérabilité du littoral. Mais tous les espoirs sont permis malgré ce qu’il peut en coûter : un projet est à l’étude pour déplacer lentement le monument grâce à de puissants vérins. La technique a déjà fait ses preuves au Danemark pour déplacer un phare. Ainsi, l’église pourrait prendre place une centaine de mètres plus loin, mais la question de la capacité du sol à accueillir des engins lourds et, surtout, la question du financement de l’opération sont les principales limites de ce projet ambitieux. L’avenir du monument, que Claude Monet aura à jamais « immortalisé » à sa manière, reste donc incertain dans la réalité.

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Varengeville-sur-mer, le 4 février 2020. L’Eglise Saint Valéry.

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Repenser l’aménagement du territoire

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Se défendre de l’assaut des vagues n’est donc pas une solution pérenne et suffisante. Occuper le littoral à l’avenir impliquera nécessairement de s’adapter. Pour  Patrick BOULIER l’aménagement du territoire doit fondamentalement être repensé. 

Par delà le souci de préserver l’église de sa commune, le maire est de ces élus sensibles aux problématiques de l’érosion du littoral. “Il nous faut lutter contre l’imperméabilisation des sols responsables des ruissellements, limiter le goudronnage, adapter nos méthodes de cultures, planter et non déboiser pour limiter le ruissellement”, énumère-t-il. 

Petit à petit, les permis de construire sur la côte et les plans locaux d’urbanisme ne sont plus établis comme auparavant sur l’ensemble du territoire national. La ville, l’urbanisme et l’habitat côtier démarrent de gré ou de force une longue mutation.

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Photographie : Audrey Delaporte
Rédaction : Thibault d’Argent

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Dieppe, le 3 février 2020. Vue depuis les falaises.

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