A la ZAD de Notre-Dame-des-Landes, vivre autrement pour faire face à la crise climatique

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Dans la ZAD de Notre-Dame-des-Landes épargnée par le béton depuis l’abandon du projet de construction de l’aéroport du Grand Ouest, une utopie sociale et écologique prend forme.

 

Le lundi, c’est jour de pain à la Zad. Au hameau de La Wardine, Corentin dépose sur la grande table de la maison commune les cinq miches commandées pour son collectif de vie. « Il faut faire le partage avec les voisins… Mais je ne me souviens plus pour qui c’est trois et pour qui c’est deux », dit-il mi-gêné, mi-amusé. Fabriqués à partir de céréales cultivées et broyées « sur zone », au moulin de la ferme de Saint-Jean, ces pains n’ont pas été achetés. Ici, comme dans la quarantaine de lieux disséminés sur les 1600 hectares du bocage, on produit, on construit et on consomme collectivement. Depuis le Camp action climat d’août 2009, la « zone à défendre » est le lieu où se créent et s’expérimentent de nouvelles formes d’organisation sociale, « contre le bétonnage et le monde qui va avec ». Il y a deux ans à peine, le Premier ministre Édouard Philippe annonçait l’abandon définitif du projet d’aéroport du Grand-Ouest. Aujourd’hui, dans la cuisine de La Wardine où se répandent des effluves de verveine, le message qui barre le sweat-shirt ample de Corentin affiche la couleur : « The earth is on fire ».

 

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Cabane abandonnée dans un arbre. ZAD de Notre Dame des Landes, janvier 2020.
@ Juliette Pavy

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Le hangar des maraichers, La Noé verte, janvier 2020.
@ Juliette Pavy.

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« La cabane que j’ai construite en arrivant, c’était un petit dôme en bois, terre et paille. Elle était faite avec les matériaux d’ici et très bien isolée. La police l’a détruite lors de la tentative d’expulsion de 2012. Je me suis donc rabattu sur une caravane. Elle est mal isolée, et c’est le symbole même de l’habitat automobile : je déteste ça », regrette Marsios. L’ancien décorateur de cinéma et membre fondateur de la Brigade activiste des clowns défend, malgré tout, un militantisme joyeux. Tout en s’autoproclamant avec humour « chef costumier » de la Zad, il dévoile les déguisements qu’il avait réalisés avant les incursions policières d’avril 2018 : « Je trouvais ça drôle que la police se retrouve face à une armée d’arbres. »

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Marsios, janvier 2020. @ Juliette Pavy.

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Sa prise de conscience écologiste remonte au choc pétrolier de 1973. « J’étais petit, mais je me souviens des images du périph enfumé à la télévision, et du commentateur expliquant que le pétrole ne pourrait pas être une source d’énergie à l’infini. Ça m’a vraiment marqué. » Marsios conteste, cependant, la pertinence de l’empreinte carbone pour évaluer l’impact des activités humaines sur le climat : « On mesure la manière d’aménager, à la marge, un mode de vie irrationnel qu’on veut préserver. C’est cette façon de vivre, de produire et d’habiter bien précise qui a mené à la situation critique dans laquelle nous sommes. Pour peser sur l’avenir climatique, les petits gestes ne suffisent pas, il faut se réorganiser socialement. La Zad, c’est ça. »

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Mathilde, en orange, sur le chantier de l’éco construction. Au loin de le phare de la Rolandière. ZAD de Notre-Dame-des-Landes, janvier 2020. @ Juliette Pavy.

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La nuit tombe doucement à La Rolandière et, avec elle, le froid humide. Non loin du phare surplombant le bocage, une petite bétonnière remplie de sciure de bois trône devant un édifice encore embryonnaire. Projet collectif des habitants du hameau, le chantier est mené suivant les principes de l’éco-construction. « La charpente comme les cloisons sont en bois prélevé dans la forêt de Rohanne [située à quelques centaines de mètres] et façonné sur place, à la scierie », explique Mathilde, arrivée de Nantes il y a huit ans. L’ancienne employée culturelle pose ses outils pour servir le thé dans des tasses « en terre de la Zad ». Le nouveau bâti, construit exclusivement en matériaux locaux, présentera un bilan carbone défiant toute concurrence. « L’isolation se fait en agglomérant de l’argile du bocage, de la sciure et de la paille issue des cultures céréalières locales. Cette technique traditionnelle est particulièrement efficace pour conserver la chaleur ou le frais. »

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Cabane du Dôme, janvier 2020. @ Juliette Pavy

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« Les zones humides, et en particulier leur sol, sont de véritables puits de carbone, contribuant ainsi activement à la régulation du climat. »

Extrait de l’article « Évolution des stocks de carbone en fonction des trajectoires de gestion en zone humide« .

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Sous la voûte du Dôme, cabane autoconstruite à partir de bois, plexiglas et tissus de récupération, Jean-Marie savoure des tartines à l’heure du petit déjeuner. Ce naturaliste au longs cheveux retenus par une queue de cheval travaille pour l’association écologiste Bretagne vivante. Il s’est passionné pour l’écosystème de la Zad : ce territoire parsemé de mares, de haies, de prairies et de ruisseaux abrite des dizaines d’espèces protégées, dont le triton crêté, le grand capricorne ou le campagnol amphibie. Si les zones humides ne couvrent que 3 % de la surface terrestre, elles stockent deux fois plus de carbone que les forêts (qui en occupent un tiers). Elles jouent donc un rôle primordial dans la régulation du climat. Selon l’Institut national de recherche pour l’agriculture, l’alimentation et l’environnement, la biodiversité de ces écosystèmes est la garantie de leur dynamisme.

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Ainsi, le scientifique raconte avec une touche d’humour le retour de la pulicaire commune sur le territoire de la Zad. Cette plante aux petites fleurs jaunes et rondes, devenue très rare en France, ne pousse que sur des terrains humides et modifiés par l’homme : fossés, ornières, abords des fermes qu’ont sillonnés les roues des tracteurs. C’est à la suite des opérations d’expulsion menées à l’automne 2012, durant lesquelles gendarmes et CRS ont piétiné le bocage, que la plante serait apparue en différents endroits du territoire.

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La pulicaire commune
@Hélène Prigent

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Pour Jean-Marie, il n’existe pas de contradiction fondamentale entre l’homme et la nature. La biodiversité de la Zad ne peut s’épanouir qu’en interaction avec les activités qui s’y déroulent depuis le XVIIe siècle, lorsque les landes se sont transformées en bocage sous la main des paysans. « Un des éléments fondamentaux du bocage, ce sont les haies », explique le naturaliste. Elles constituent l’habitat de nombreuses espèces et, lorsqu’elles séparent de petites parcelles agricoles, elles leur permettent de se déplacer. « On réfléchit, notamment, à quels arbres planter, parce qu’à l’échelle de la vie d’un arbre, le réchauffement climatique c’est maintenant. » Nécessaires à la survie de tous, les haies sont considérées comme « un commun » par les zadistes : « Dans le groupe haies, on doit conjuguer les visions des charpentiers, des paysans et des écologues, explique Jean-Marie. Ce n’est pas toujours simple, mais c’est vraiment riche, et il n’y a qu’ici que tu peux vivre ça », ajoute-t-il en riant.

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Dans une haie, une cabane auto-construite en matériaux de récupération, janvier 2020. @ Juliette Pavy

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Vaches nantaises, ferme de Bellevue, janvier 2020. @ Juliette Pavy

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Agenouillé sur un carton dans la serre du lieu-dit La Noë Verte, JB remplit un cageot de feuilles d’épinards qu’il prélève sur les plans alignés au cordeau. Avec sa compagne, le jeune maraîcher cultive un peu plus d’un hectare de terre : « La permaculture, c’est comprendre que les espèces et les essences sont en interaction entre elles. Il faut repérer les bonnes combinaisons et accepter qu’elles se modifient en permanence. On plante des céréales ou des légumes, mais pas toujours les mêmes et pas toujours au même endroit. Quand des terres sont consacrées aux cultures et à l’élevage, on décide ensemble de la rotation de leur utilisation pour qu’elles puissent se renouveler. »

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Croquis des lieux visités lors du reportage. @Leslie Courbon

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Pour JB, il est indispensable de penser en même temps les pratiques agricoles et la façon d’habiter le territoire : « Ici, on cultive comme on vit ; le cloisonnement c’est pas notre truc. » Engagé au sein du groupe « bâti », il s’occupe de défendre la pérennisation de l’habitat léger : « cabanes » sans fondations, caravanes, camions aménagés, yourtes, roulottes. Dans le cadre du nouveau plan local d’urbanisme (PLUI), les zadistes tentent de faire reconnaître leur démarche singulière : « Nous ne sommes pas une collection d’unités de production agricoles déconnectées les unes des autres, et notre façon d’habiter le bocage ne rentre pas dans les cases bureaucratiques. Selon l’administration, une bibliothèque ou une habitation n’a pas sa place sur une parcelle agricole. Les baux ruraux que l’on vient de signer ne permettent pas, officiellement, d’ériger autre chose qu’une grange ou un hangar sur nos terrains. » Lors de la consultation publique pour élaborer le plan d’urbanisme, les habitants ont réalisé un véritable diagnostic du territoire. Prenant en compte le bâti, les mares, les espaces forestiers, les haies, l’agriculture et les axes de déplacement, ils ont préféré l’expression de « ménagement du territoire » à celle d’« aménagement ».

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Les techniques limitant le recours aux engins agricoles, les procédés de stockage du carbone dans le sol, comme les techniques culturales sans labour ou le développement de l’agroforesterie et du sylvopastoralisme permettent de réduire la dépendance des agriculteurs aux énergies fossiles, mais également leur impact sur le climat.

Extrait du Projet Agricole et Environnemental 2019-2022 validé le 16 décembre 2049 par le département de Loire-Atlantique.

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JB dans son champ de la Noë verte, cueillant des radis. ZAD de Notre-Dame-des-Landes, janvier 2020. @ Juliette Pavy

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« Davantage que des techniques ou des gestes, j’ai appris à me poser des questions sur tous les pans de ma vie, tout le temps, et avec d’autres. C’est ça qui m’a donné l’envie de faire un enfant, malgré l’absence de certitudes sur l’avenir », confie Mathilde. Que la crise soit climatique, sociale ou politique, la Zad enracine ses réponses dans l’invention permanente d’un modèle de société résiliente. Et contrairement à certains écovillages, elle ne se replie pas sur elle-même, refusant de s’ériger en exemple absolu. « La Zad essaie de créer des archipels de lieux en lutte », explique John. Ancien cameraman de l’altermondialiste canadienne Naomi Klein, il est venu s’installer sur la Zad en 2016 avec sa compagne Isa. Celle-ci a dès lors quitté son poste de maîtresse de conférence en médiation culturelle au Birkbeck College de Londres.

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Initiateurs des Camps action climat au Royaume-Uni dès 2007, le couple d’intellectuels estime qu’une approche locale de la question climatique n’est pas suffisante : « On sait qu’on ne peut pas lâcher la dimension macro, précise Isa. Nous envisageons d’aller manifester face à la COP26 à Glasgow, en novembre 2020. » John poursuit : « Le problème du mouvement climat c’est son abstraction. Tous ces chiffres, ces moyennes, ces seuils à échelle mondiale. Ce sont des indicateurs très importants mais pas de véritables outils pour agir, parce que ça ne parle pas des possibilités de transformation immédiates. Sur la Zad, on rend la question du climat tangible au quotidien. »

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