Frédéric, Paul et Jennie apprennent à vivre en autarcie pour se préparer à l’effondrement du monde

[et_pb_section fb_built= »1″ fullwidth= »on » _builder_version= »4.3.2″][et_pb_fullwidth_header title= »Défendre son avenir envers et contre tout » _builder_version= »4.3.2″ title_text_align= »center » title_font_size= »56px » title_line_height= »2em » background_image= »http://medialibre.info/climat/wp-content/uploads/2020/02/NatalyaSaprunova-Survivalistes-6.jpg » parallax= »on » min_height= »832px » custom_padding= »370px||||false|false » custom_padding_tablet= »303px||||false|false » custom_padding_phone= »249px||||false|false » custom_padding_last_edited= »on|desktop » title_font_size_tablet= » » title_font_size_phone= » » title_font_size_last_edited= »on|phone » title_text_shadow_style= »preset3″ title_text_shadow_color= »rgba(0,0,0,0.73) » text_shadow_style= »preset5″ text_shadow_vertical_length= »0.1em » custom_padding__hover_enabled= »off|hover »][/et_pb_fullwidth_header][/et_pb_section][et_pb_section fb_built= »1″ _builder_version= »4.3.2″ min_height= »676px »][et_pb_row column_structure= »1_4,1_2,1_4″ _builder_version= »4.3.2″ min_height= »777px »][et_pb_column type= »1_4″ _builder_version= »4.3.2″][/et_pb_column][et_pb_column type= »1_2″ _builder_version= »4.3.2″][et_pb_text admin_label= »Chapô Attaque Nuthell » _builder_version= »4.3.2″]

ILS ANTICIPENT L’AVENIR EN APPRENANT A VIVRE DE FACON AUTONOME POUR FAIRE FACE A UNE CRISE CLIMATIQUE ET UN EFFONDREMENT ECONOMIQUE

Sur la commode de la pièce à vivre de Frédéric, il y a des munitions, un couteau suisse, des pierres de cristal de roche qui  servent de décoration.  « Il va y avoir des morts. La planète se réchauffe, il y aura des tempêtes, des cyclones, il n’ aura plus d’eau potable, les gens n’auront plus rien à manger. On se dirige en outre vers un gros problème économique mondial », prophétise Frédéric. Voilà quatre ans que ce cinquantenaire divorcé et père d’un enfant prépare sa future vie dans un monde de disette et de conflits.

 

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Poignard, pistol tool, balles, douilles de 9mm et quelques pierres naturelles 

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Comme Frédéric, Paul et Jennie ont décidé de prendre les devants en se préparant à une catastrophe annoncée. À la campagne, ils apprennent les techniques de survie, à faire du feu ou puiser de l’eau dans la nature, pratiquent la permaculture et ont commencé à stocker de la nourriture et de l’eau pour parer aux pénuries et à d’éventuelles contaminations. Anticipant la guerre civile, ils ont développé des réflexes d’auto-protection. Et, ont pour certains, déjà investi dans de véritables arsenaux militaires.

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La peur

Comme la plupart des survivalistes, Jennie, une ancienne capitaine dans l’armée de l’air, se dit influencée par la théorie de l’effondrement de Pablo Servigne. Selon cet auteur, chercheur et conférencier français, la société est en grand danger à court terme (dix à quinze ans), en raison de plusieurs facteurs comme les canicules à répétition, la baisse de qualité du sperme humain ou la fin de l’ère du pétrole.

Pour Frédéric, le monde est une jungle. Il a passé « des centaines d’heures » à tenter de comprendre le système, la bourse, « pourquoi ça ne marche pas, pourquoi il y a des baisers et des baiseurs ». Il est devenu sceptique. « J’ai compris que ce qu’on nous raconte à la TV, à la radio, c’était n’importe quoi ! Le monde est hostile, on est des moutons et je n’ai pas envie d’être un mouton. »

 

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Frédéric et son pistolet semi-automatique « glock 19 » à la main, prêt pour se protéger face à l’effondrement du monde

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©Natalya Saprunova

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« Beaucoup de gens rigolaient lorsque l’on parlait de survivalisme. Aujourd’hui ils achètent des terres. » Paul, fringuant quinquagénaire, est enveloppé dans une doudoune noire aux motifs fluos japonisants. Il travaille comme médecin libéral. Un jour, il a compris qu’il fallait se protéger. « Tout se comprime, tout se resserre, » explique-t-il. « On est passé au stade où le danger est tellement réel qu’il est palpable pour bien plus de personnes qu’avant ».  Paul n’aime pas qu’on le définisse comme un survivaliste mais plutôt comme quelqu’un qui s’adapte face à une catastrophe écologique et économique.  C’est avec trois de ses amis qu’il prépare tranquillement la fin du monde, dans une maison de campagne à deux cent kilomètres du nord de Paris.

 

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L’environnement où s’entraînent les survivalistes en pleine nature

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©Natalya Saprunova

[/et_pb_text][et_pb_text admin_label= »SE PROTEGER  » _builder_version= »4.3.2″]

SE PROTEGER

« On va devoir faire des rondes pour se protéger, mettre en place des systèmes d’alarmes avec des clochettes pour nous réveiller la nuit », anticipe Paul d’un air inquiet. « Je m’entraîne jusqu’à plusieurs fois par mois », précise Frédéric. Il possède différents types d’armes tels que des fusils de chasse ou révolvers. Ce matin-là, sur le terrain de campagne à deux pas de sa maison, il initie son ami  Mathieu au tir qui l’a aidé à transporter du bois pour dormir à la belle étoile sous sa tente de fortune.

Les survivalistes veulent retrouver des gestes anciens, se réfugient à la campagne, cultivent leur jardin, possède un puits d’eau, sont autonomes et résilients. Une fois qu’ils ont constitué des réserves, ils doivent se préparer à protéger leur maison, leurs stocks d’alimentations, leurs puits ou leurs poules. « Dans le pire des scénarios ils s’attendent à voir déferler des hordes affamées à la recherche de nourriture. Ils devront se protéger des zombies » explique le sociologue Bertrand Vidal. Le terme zombie signifie celui qui mange trop, qui est soumis à la consommation ou l’informaticien trop attaché au consumérisme, celui qui n’a pas fait ses réserves et n’a plus son autonomie.

 

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Stock de nourriture dans une armoire de la cuisine dans la maison de campagne de Frédéric

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©Natalya Saprunova

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Jennie a créé son groupe Facebook pour aider des femmes à devenir survivalistes. Elle possède aujourd’hui un fusil de chasse, mais pas pour l’auto-défense : « J’ai dans l’idée qu’un jour il faudra qu’on chasse pour trouver à manger. » 

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Menu d’une ration alimentaire individuelle et collection d’armes

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On y compte environ 7000 survivalistes francophones, estime B. Vidal, auteur de « Survivalisme » aux éditions Arkhê. « Ce mouvement qui a émergé dans les années 1960 aux Etats-Unis, s’est développé véritablement en 2012, en concomitance avec la fin du monde annoncée par le calendrier Maya et tend à se démocratiser », précise-t-il. En France, de plus en plus d’ouvrages sont consacrés au sujet et des émissions de télévision liées à ce mouvement le popularisent comme « Kho-Lanta » ou « the Island ».  Depuis 2018, un salon du survivalisme se tient chaque année, Porte de la Villette à Paris.

 

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PREPARER LA SURVIE

Dans sa maison de campagne, Frédéric stocke de la nourriture pour 6 mois, rangée dans une armoire en bois massif, située au fond du garage. On y trouve des conserves de thon, de pâté, des sachets de pâtes alimentaires, de riz, de la paëlla royale, un gros bidon d’huile, des rouleaux de papiers toilette. Et de l’autre côté de la pièce, sur une étagère en bois, des bombonnes d’eau sont rangées en ordre de bataille, juste à côté de la machine à laver.

 

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Stock de conserves dans un bahut du garage de Frédéric

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©Natalya Saprunova

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Réserve de 125 litres de bidons d’eau potable et 50 litres de pétrole 

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A Troyes, au milieu des champs, Jennie, son mari et leurs deux enfants de 6 et 7 ans entretiennent avec soin leur potager. Ils y cultivent des pommes de terre, des betteraves, des tomates, des pommiers, des châtaigniers et des pêchers. « C’est le potager qu’avaient nos grands-parents. On a choisi notre maison pour cette raison », précise-t-elle. Le terrain compte aussi deux puits, et le couple s’est équipé d’un filtre à eau.  Dans la cave, on trouve un stock tournant de nourriture pour tenir entre trois à six mois.

Paul, lui, pratique la permaculture avec ses quatre amis dans le nord de la France. Un poulailler est en construction, souligne t-il,  et ils prévoient de se lancer aussi dans l’élevage de lapins. « On revient au temps de ma grand-mère, on a tout le matériel pour faire les conserves : on fera du poulet basquaise qu’on va stériliser et qu’on pourra manger l’hiver. On a fait des stocks de pâtes et de riz, on fabrique du savon et on fait pousser des plantes aromatiques dans une serre de 120 m2. » Pour l’instant l’eau est distribuée par EDF, mais une pompe a été prévue. « On prend des douches gratuites de l’eau du puits mais on vit dans une maison avec tout le confort ! » Le gros chantier ce sont les panneaux solaires. Paul a prévu d’installer 40 panneaux solaires de 400 watts. Quant au chauffage, une réserve de bois pourra tenir  trois ans.

 

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L’ami de Frédéric l’aide à transporter du bois pour le feu du bivouac

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©Natalya Saprunova

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Préparation du bivouac avant la tombée de la nuit

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©Natalya Saprunova

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Dans sa maison de campagne qu’il considère comme son « lieu de secours », Frédéric lui aussi vise l’autonomie totale. Il a accumulé des pièces d’or et d’argent « qui valent plus que les billets de banque. Cela me permettra de faire du troc contre une vache par exemple lorsque les billets de banque ne vaudront plus rien. » 

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Frédéric retire régulièrement l’argent de son compte bancaire pour le changer en or

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©Natalya Saprunova

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 Assurer sa survie c’est aussi être capable de quitter sa maison à tout moment. C’est pourquoi les survivalistes ont en général à portée de main un sac avec le kit indispensable pour vivre dans la nature. Jennie a déjà préparé le « Bug out Bag » pour toute sa petite famille : « Le sac est prêt à être mis dans la voiture. Mais j’imagine que si on doit évacuer pour une raison x ou y et qu’on peut plus rouler, il faudra partir à pied », estime-t-elle. Son sac comporte une trousse de secours, de quoi faire du feu, une carte d’orientation, une pince à épiler, un couteau suisse, des compresses, une solution d’argent colloïdale comme antiseptique.

 

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Feu de camp et bivouac en pleine nature

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©Natalya Saprunova

[/et_pb_text][et_pb_text admin_label= »BASCULEMENT » _builder_version= »4.3.2″]

BASCULEMENT

Comment Frédéric, Paul et Jennie ont-ils basculé dans ce mode de vie teinté de paranoïa ? « Le survivaliste est avant tout un angoissé », estime Benoit Vidal. « Ce ne sont pas des moutons de la société, ils sont plutôt dans la méfiance que dans la défiance. » Pour Jennie, avoir été militaire n’a rien à voir avec son passage au survivalisme. « En 1999, lorsque je me suis engagée dans l’armée, on entendait parler du survivalisme au temps de la guerre froide. Jusqu’en 2015, je n’étais pas du tout ouverte à tout ça. »

Sa conversion s’est faite en deux étapes. En 2014, l’épidémie mondiale d’Ebola, lui fait prendre conscience, alors qu’elle vient de devenir  maman, que personne n’est en totale sécurité. Puis il y a eu la crise des gilets jaunes, et l’irruption de la violence entre les gens du peuple et les représentants de l’État. Jennie habite maintenant à la campagne avec les siens, et tente de lutter à son niveau contre la crise climatique. « Au lycée dans les années 80, je ne me sentais pas concernée, c’était si loin 2100. Mais depuis le nouveau rapport du GIEC (Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat), on sait que l’horizon est désormais 2030, et je me sens impliquée. »

Paul ne se considère pas comme un survivaliste. « C’est plus simple que ça, c’est juste une volonté d’anticiper l’avenir. Je suis né à la campagne, ma grand-mère avait des toilettes sèches. On faisait un trou dans la terre et on s’essuyait avec du papier journal ». Paul était propriétaire d’une discothèque qu’il a revendue en 2001, avant l’éclatement de la bulle Internet. En 2001, suite au krach boursier et aux mauvais conseils de son banquier, il a perdu beaucoup d’argent. « J’avais fait des placements en bourse en attendant de faire autre chose, et c’est là qu’ils se sont gavés avec mon pognon. J’ai perdu 90% de ce que j’avais. »

Avec un ami permaculteur, qui était cordonnier à l’époque, Paul a appris à vivre en autarcie. « Je me suis mis à lire des livres et regarder des vidéos sur la survie », se souvient-il. Selon Frédéric, avoir un stock de livres est important pour un survivaliste. De son sac cabas blanc et aux lanières rouges, il sort quelques  lectures telles que « Les Cavaliers de la pyramide » de Serge Brussolo, « D-Day et la bataille de Normandie » de Antony Beevor ou encore  « Le Trône de fer » de Georges R.R. Martin.

 

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Stock de livres sélectionnés soigneusement en prévision de l’effondrement

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©Natalya Saprunova

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IDÉOLOGIE

Cette obsession du repli sur soi peut parois dévier vers des positions franchement hostiles, voire d’extrême droite. « Il y aura les chrétiens d’un côté et les musulmans de l’autre lorsqu’ils vont venir nous envahir », assure Fréderic, qui prophétise rien de moins qu’une guerre de religion en France, en raison des migrants africains.

 

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Ambiance salon, quelques livres cultes côtoient un Christ et des cartouches de fusil

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©Natalya Saprunova

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Selon le sociologue Bertrand Vidal, une partie du survivalisme français proche de l’extrême droite est dirigée depuis les Etats-Unis par Vol West, un influenceur qui a lancé l’idée du survivaliste francophone et depuis la Suisse par Piero San Giorgio, proche d’Alain Soral, idéologue d’extrême droite. Il s’agit de désigner des « ennemis » et pour Piero San Giorgio, c’est l’immigré. B. Vidal : «Les survivalistes sont considérés comme des paranos. Ce sont des personnes en quête d’identité. C’est une population qui consomme énormément de produits culturels tels que les films d’aventures, de TV réalité, les jeux vidéo. Ils sont bien intégrés dans la société : on y trouve l’ancien militaire, le personnel administratif, des enseignants, des doctorats, des traders. Pour être survivaliste, il faut être angoissé mais ce ne sont pas des moutons de la société. Ils vont se prendre en charge eux-mêmes, apprendre l’auto-médication. Ils ne veulent pas être rattachés à une réseau électrique; ils sont plus dans la méfiance face à l’Etat contrairement aux gilest jaunes qui sont dans la défiance. Certains sont en couple, célibataires ou mariés avec des enfants à qui ils transmettent le survivalisme. » 

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Evolution de la naissance du mouvement « survivaliste »
des années 1960 à aujourd’hui

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L’inventeur de ce concept, Kurt Saxon, un libertarien proche de groupuscules d’extrême droite comme le parti néo-nazi américain et l’Église de Satan dans les années 70, a été inculpé pour incitation au terrorisme. Il est l’auteur de livres, tels que « The Poor Mans’ James Bond », qui décrit les méthodes de préparation de bombes artisanales contre ses ennemis les communistes et les minors (noirs, prostituées, alcooliques, etc.).

Pourtant, certains d’entre eux se disent apolitiques, comme Paul, qui « lit de tout », des livres sur Jovanovic, Onfray, des revues catholiques, féministes etc. Pour Jennie, qui a créé un groupe Facebook consacré au survivalisme au féminin, il y a un peu de tout dans cette communauté. « Certains sont dans un mal être, je me méfie. » Attirée par EELV, Jennie a finalement été déçue par cette « écologie de comptoir ».

Elle a même pensé un moment à s’investir dans le mouvement Extinction rébellion. « J’avais une colère énorme en moi, précise-t-elle. Mais mes enfants ont besoin de moi et il est hors de question que je me fasse éborgner ou que j’aille en prison ! Je me protège. Je veux simplement changer de vie et préparer au mieux mes enfants.»

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