Artwashing

[et_pb_section fb_built= »1″ fullwidth= »on » admin_label= »Section » _builder_version= »4.3.2″ hover_enabled= »0″][et_pb_fullwidth_header title= »En lutte pour dépolluer le mécénat » admin_label= »En-tête plein écran » _builder_version= »4.3.2″ title_text_align= »center » title_font_size= »68px » title_line_height= »14.8em » background_image= »http://medialibre.info/climat/wp-content/uploads/2020/02/2020-02-08_PB-actionbritishmuseumbp-londres_0005-scaled.jpg » min_height= »1025px » hover_enabled= »0″ title_text_shadow_style= »preset5″ header_fullscreen= »on » custom_margin_last_edited= »on|phone » title_line_height_last_edited= »on|tablet » title_line_height_phone= »2.1em » title_line_height_tablet= »1.8em »][/et_pb_fullwidth_header][/et_pb_section][et_pb_section fb_built= »1″ _builder_version= »4.3.2″ custom_margin= »||-89px||| »][/et_pb_section][et_pb_section fb_built= »1″ _builder_version= »4.3.2″ min_height= »3515px »][et_pb_row column_structure= »1_4,1_2,1_4″ _builder_version= »4.3.2″][et_pb_column type= »1_4″ _builder_version= »4.3.2″][/et_pb_column][et_pb_column type= »1_2″ _builder_version= »4.3.2″][et_pb_text _builder_version= »4.3.2″ custom_padding= »5px||||| »]

Nés durant la dernière décennie, en Grande-Bretagne et en France, des collectifs d’activistes multiplient les interventions pour protester contre la complaisance des institutions culturelles à l’égard de mécènes peu vertueux en matière d’écologie.

 

« Are you OK in there ? » Six heures du matin, un agent de sécurité du British Museum vient aux nouvelles des deux occupants qui ont passé la nuit dans un cheval de Troie stationné au milieu de la cour du vénérable musée archéologique. L’équidé, haut de trois mètres, est un assemblage de bois de récupération, monté sur roues et orné du logo de la compagnie pétrolière britannique British Petroleum (BP). Il a été introduit sans heurts, la veille au soir, par une escouade d’activistes membres de l’association BP or not BP ?.

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Ce groupe se bat depuis une décennie pour désengager les entreprises extractrices d’énergies fossiles du mécénat des institutions culturelles britanniques. En ce samedi 8 février 2020, le cheval sera rejoint dans la journée par plusieurs centaines d’« artivistes » déguisés en Troyens pour une manifestation festive qui durera jusqu’au soir. Le thème choisi n’a rien d’un hasard : l’exposition Troy : myth and reality, à l’affiche du musée depuis novembre 2019, est largement financée par BP. « Ils ont le droit de rester ici ! explique l’agent, désemparé, je ne sais pas comment ni pourquoi, mais ça vient d’en haut ! »

Désormais rompu à ces intrusions militantes, le British Museum fait profil bas. Malou, une jeune activiste grimée en divinité antique, confirme : « Ce serait vraiment mauvais pour le musée de faire intervenir les forces de l’ordre, les visiteurs sont intéressés par le cheval, et c’est un bel objet d’art en lui-même ! » Chad, casque en plastique sur la tête et cape noire sur les épaules ajoute : « C’est notre modeste contribution aux collections du musée ! » S’ils sont d’un abord facile, les militants n’en sont pas moins sérieusement rodés à ces occupations intempestives, au planning millimétré.

Le happening troyen est leur quatorzième intrusion dans l’enceinte du musée. Depuis le début des années 2010, la Grande-Bretagne a vu se développer la dénonciation de l’artwashing, équivalent culturel du greenwashing, opération qui permet aux entreprises du secteur pétrolier et gazier, comme Shell, BP, Total ou ENI, de redorer leur image d’entreprises polluantes en devenant partenaires d’institutions culturelles de renommée mondiale.

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Station de lavage Total

Dimanche 5 janvier 2020, dernier jour de la Biennale d’art contemporain de Lyon. Dans l’atmosphère post-industrielle de la halle Fagor, 15 activistes d’Art en grève viennent troubler le ronronnement des installations d’art, comme Terminal Beach, installation apocalyptique d’Isabelle Andriessen, ou Knotworm, la foreuse mécanique de Sam Keogh attaquée par la végétation, qui ont remplacé les lave-linges fabriqués autrefois dans cette usine reconvertie. Ils distribuent des tracts aux ultimes visiteurs de l’événement. Leur grief principal est que la manifestation « est soutenue par la Fondation Total, une multinationale néolibérale, source de scandales et de corruption, elle est responsable de l’écosystème en destruction ». La contradiction éclate, entre ce mécène très carboné – dont le nom s’inscrit en lettres d’or à l’entrée de la halle – et les « œuvres d’urgences écologiques » qui jalonnent le parcours de la biennale.

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Le 8 février 2020 au British Museum. (Philémon Barbier) DIAPORAMA.

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La Fondation Total mise sur la jeune création contemporaine, à Lyon donc, mais aussi à Lille, où la biennale Lille 3000 reçoit son soutien. Elle est parmi les premières à soutenir les institutions culturelles françaises depuis que la loi Aillagon, en 2003, a débridé la générosité des grands groupes industriels. En doublant la déduction fiscale accordée aux dons et en octroyant une fiscalité allégée aux fondations, la loi portant le nom du ministre de la Culture d’alors a accompagné l’essor du mécénat entrepreneurial. Parmi les musées les plus fréquentés de l’Hexagone, rares sont ceux à ne pas avoir bénéficié des largesses du géant pétrolier : Total finance des programmes d’accessibilité pour les publics défavorisés, mais aussi un dispositif de musée mobile pour le Centre Pompidou, acquiert des trésors nationaux pour Versailles, sponsorise la « Petite Galerie » des enfants au Louvre, et finance régulièrement des expositions du musée du Quai Branly.

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Bernard Hasquenoph, a fondé le blog Le Louvre pour Tous.te, une plateforme qui milite pour la démocratisation de l’accès aux musées. Amusé, il constate : « On peut superposer la carte des activités de Total à celle des lieux concernés par les expositions du Quai Branly. C’est très frappant, mais ça n’est pas étonnant, le mécénat est toujours lié aux activités d’un groupe. » La multinationale utilise ainsi le musée comme un outil de diplomatie commerciale : en 2019, l’exposition Océanie, soutenue par Total, avait lieu concomitamment avec la signature par la compagnie pétrolière d’un accord avec le gouvernement de Papouasie Nouvelle-Guinée, lui garantissant l’exploitation des réserves gazières du pays.

L’exposition Frapper le fer, l’Art des forgerons africains (novembre 2019 – mars 2020), soutenue elle aussi par Total, coïncide, quant à elle, avec l’annonce, par le pétrolier, de la découverte d’une importante réserve gazière au large de l’Afrique du Sud. En 2018, déjà, la Fondation Total avait financé une exposition qui délocalisait une cinquantaine d’œuvres du Louvre au musée national de Téhéran. Simultanément Total investissait un milliard de dollars dans le projet South Pars en Iran, le plus grand gisement de gaz naturel au monde, projet désormais avorté du fait des sanctions américaines.

BP utilise à son profit les richesses muséales de Londres. Les militants de BP or not BP ? l’ont bien compris. Campé en costume devant son cheval de Troie londonien, Chad souligne la proximité du site archéologique de Troie avec le passage prévu du Trans Anatolian Natural Gas Pipeline (TANAP) : « Seulement 70 miles ! » soit une centaine de kilomètres. Future porte d’entrée du gaz azéri en Europe, le Tanap est détenu à 12 % par BP. L’exposition Arctic : culture and climate, consacrée aux conséquences du changement climatique sur l’Arctique, prévue de mai à août 2020, a échappé au financement par le géant pétrolier après la divulgation par Greenpeace, en 2019, de documents révélant le lobbying intense exercé par BP sur le gouvernement américain pour assouplir les restrictions de forages pétroliers en Arctique.

La ficelle était trop visible pour Chad, « donc ils ont trouvé rapidement un autre mécène ». La banque américaine Citibank a été préférée à BP, alors que le récent rapport Banking on Climate Change, publié par six ONG dont Rainforest Action Network ou Banktrack, la place au quatrième rang mondial des banques investissant le plus dans les énergies carbonées.

En France, grâce à l’avantageux système de défiscalisation de la loi Aillagon, les sociétés mécènes ne déboursent que 40 % des sommes déclarées. Elles bénéficient aussi de contreparties – outre la mention du statut de mécène sur tous les visuels de communication – qui peuvent se matérialiser sous la forme de visites privées, pour des clients ou des employés, de privatisation de lieux, tout cela dans la limite de 25 % de la valeur du don. « Au niveau de l’image, c’est un gros bénéfice à peu de frais », explique Bernard Hasquenoph. 

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En septembre 2019, une vingtaine de militants de Libérons le Louvre ont noirci les vitres de la pyramide de l’architecte sino-américain Ieoh Ming Pei, afin que l’institution mette fin au mécénat de Total. En mars 2018, ils s’étaient allongés pour un die-in devant le Radeau de la Méduse.

Depuis leur création, en 2017, Clémence Dubois confirme qu’une réflexion sur leur pratique militante a été menée : « Le meilleur moyen de s’adresser au monde de la culture c’est de sortir du cliché des militants qui rouspètent derrière une bannière. […] C’est de la désobéissance créative. » En dépit des nombreuses demandes d’entretien, le directeur du Louvre, Jean-Luc Martinez, n’a jamais voulu les rencontrer.

Dans une réponse par couriel il réaffirme que « le partenariat que nous avons engagé avec la Fondation Total, […] entend valoriser la culture et l’accès à la pratique artistique comme facteur de cohésion sociale, d’éducation et d’épanouissement des citoyens. […] Sans ce soutien financier décisif, nous serions dans l’obligation d’y renoncer à très court terme ». Malgré quelques coups d’éclat, la mobilisation contre l’artwashing a donc du mal à émerger dans l’hexagone. Bernard Hasquenoph le constate : « En France, c’est poussif, il n’y a pas de tradition de revendication autour du musée, même au niveau des artistes. »

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Maintenir la pression

De l’autre côté de la Manche, la mobilisation compte déjà quelques victoires importantes. Premier combat de l’association BP or not BP ?, dont elle tire son nom, la Royal Shakespeare Company a mis fin au sponsoring de BP en octobre 2019 après sept années d’actions régulières. Succès également à la National Gallery of Scotland et au National Theatre… sans que, toutefois, les performances des activistes soient évoquées comme cause de la résiliation du partenariat.

Au British Museum, plus de 800 personnes se massent autour de l’immense cheval de bois. Malgré un avis de tempête, le soleil illumine la scène. Des enceintes alimentées par des panneaux solaires diffusent un son qui imite le bruit du vent. De temps en temps un hennissement ponctue cette mélodie fantomatique. Tout l’après-midi, discours et déambulations se succèdent. Bouclier au bras, casque vissé sur la tête, toge blanche accompagnée d’une couronne de lierre doré, ils souhaitent que cet événement soit aussi visuel que politique.

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Pour Malou, ce mode d’action permet de rassembler des personnes d’horizons différents : « Il y des militants très impliqués chez Greenpeace et d’autres qui sont d’excellents acteurs. Ils souhaitent utiliser leurs talents pour d’autres causes. C’est un vrai mélange. » Une diversité qui se traduit par le mode d’action. Pour la première fois les militants sont intervenus dans une dizaine de salles du musée, entonnant des chants ou déclamant des discours afin d’interpeller les visiteurs sous le regard des agents de sécurité.

À l’issue de la protestation, le British Museum n’a pas annoncé la fin du mécénat de BP. Dans une interview accordée au Guardian, le directeur du musée, Hartwig Fischer a réaffirmé sa volonté de maintenir ce partenariat : « Le British Museum offre à des millions de personnes une extraordinaire opportunité de rencontrer les cultures et les histoires de l’humanité. Sans soutien extérieur et le mécénat, cela ne serait pas possible. » Pour autant Mel Evans, militante à BP or not BP ? ne se résigne pas : « En 2022, le contrat de mécénat arrivera à terme, pour nous c’est très important de maintenir la pression sur le musée et sur le directeur. Nous voulons lui faire changer sa position avant la signature du prochain contrat. »

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Photo d’ouverture : Un manifestant du groupe BP or not BP? sur le Cheval de Troie lors de la manifestation du 8 février (Philémon Barbier)

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