
Henriette Rambaud, liste Divers droite. © C.Lehnebach
Nichée dans une boucle de la Marne, la ville de Saint-Maur-des-Fossés est un bastion de la droite. La gauche, faiblement représentée, tente de résister.
Par : Marie-Noëlle DUFRENNE
Balayés le MoDem et les Verts. À Saint-Maur, pas de concessions pour le deuxième tour. Une triangulaire opposera dimanche la liste de Jean-Bernard Thonus (DVD), dauphin du maire sortant Jean-Louis Beaumont, qui a réuni 33,28% des voix, celle d’Henri Plagnol (UMP), arrivée en tête du premier tour avec 36,12% des voix, et celle de Philippe Rosaire (PS, PC, PRG, MRC) qui a péniblement remporté 14,57% des voix.
Les résultats à peine annoncés, Philippe Rosaire éditait une nouvelle liste pour appeler à voter contre Thonus. Et surtout ses colistiers descendaient, dès lundi matin, dans la rue pour distribuer les tracts et convaincre de voter à gauche. Dans l’espoir de former un mince contre-pouvoir à la droite, assurée de gagner. « La page Beaumont est tournée. Plagnol sera élu. Notre objectif, c’est d’empêcher un pouvoir absolu de l’UMP à Saint-Maur », explique, sur la place du marché, la tête de liste de la gauche unie.
Face à cette droite saint-maurienne, qui a voté à 65% pour Sarkozy, la gauche a toujours résisté, présente au deuxième tour de chaque élection, ainsi qu’au conseil municipal, quoi qu’il arrive. Le maire sortant est là depuis 1977. Il a mené au cours de ses cinq mandats une politique appelée « Des villages dans la ville », favorisant un urbanisme résidentiel, et refusant toute intercommunalité. Un cordon sanitaire que semble réfuter aujourd’hui la majorité des Saint-Mauriens.
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