
Bertrand Delanoë et Frédérique Calandra. © AFP
Le candidat à la mairie de Paris est venu soutenir Frédérique Calandra,
la tête de la liste « Le 20e, un temps d’avance ». Le meeting public a lieu
à la Bellevilloise une salle indépendante mêlant événements publics et artistiques.
Par : Sophie ONESIME
Bertrand Delanoë ne restera pas longtemps car ce soir, il doit « être avec tous les amis de tout Paris ». Mais il ne raterait pour rien « un rendez-vous dans le 20e, surtout lorsque toutes les forces du progrès y sont rassemblées ». Comme l’expliquera plus tard Frédérique Calandra, la candidate du rassemblement de la gauche du 20e, ce meeting a été monté « à l’arrache en deux jours ».
Et c’est là, à la Bellevilloise, que Delanoë va « se laisser aller ».
Venu soutenir la tête de liste du 20e devant environ 500 personnes acquises à sa cause, décontracté voire blagueur, il s’exprime avec passion. « Le 20e est au cœur du mouvement pour Paris. J’ai été attentif en permanence et j’ai tout fait pour que la population de cet arrondissement, regardée avec condescendance avant 2001, se sente respectée, épaulée. Paris ne peut pas vivre sans la population de Paris et le peuple de Paris ne peut vivre sans le 20e !« Acclamations debout.
« J’appliquerai à moi-même les règles démocratiques que je propose. Je refuse plus de deux mandats consécutifs et vis mes derniers meetings en tant que candidat. Mais, en 2014 je serai là, pour encourager les copains et copines ! Je ressens la force de nos convictions, de la chaleur et beaucoup d’émotion. » « C’est ça le 20e ! », s’exclame un militant.

Faisant allusion à Michel Charzat, candidat dissident PS qui se présente le 16 mars face à Frédérique Calandra, mais sans jamais le nommer : « Je ne veux pas juger les personnes qui s’égarent, mais je veux dire que l’on ne fait rien de valable ni de noble autrement que collectivement. Il n’y a pas de place pour le service d’un idéal autrement qu’en équipe.
Notre candidate est celle qui rassemble toutes les forces de gauche de Paris. J’assume et suis fier de tous mes choix de rassemblement de premier et second tour : les radicaux de gauche, les communistes, le MRC (Mouvement Républicain et Citoyen) sont avec nous ; et je suis fier de retrouver mon ami Denis Baupin qui a fait une belle campagne pour Les Verts ! Je vous aime beaucoup. » « Nous aussi ! », ose un spectateur.
Après avoir rappelé que « le seul bulletin de l’espérance » est celui estampillé « Paris, un temps d’avance », Bertrand Delanoë repart sous un tonnerre d’applaudissements non sans avoir salué son amie, la réalisatrice Yamina Benguigui, colistière de Frédérique Calandra. Cette dernière s’exprime à son tour : « J’aime beaucoup l’ambiance de ce meeting, des gens parlent, des enfants jouent dans les couloirs, ça ressemble au 20e. »
Elle évoque ensuite la candidate UMP à la mairie de Paris : « Nous ne sommes pas dans le cynisme comme madame de Panafieu, mais dans le travail. », puis reproche à « ceux qui vont se présenter en face de nous d’avoir entraîné derrière eux des gens qui étaient peut-être sincères. Nous sommes dans une situation baroque. Mais je répète que le bilan positif de la mairie du 20e n’est pas le résultat d’un seul homme. »
Ne reste plus qu’à la candidate d’enjoindre tout le monde de convaincre son entourage : « Prenez vos téléphones, allez sur les marchés, à la sortie des supermarchés et du métro… et nous ferons la fête ensemble dimanche soir ! »
Rien n’est donc joué…
| 出会い関連サイト |
| 1er septembre 2009 [retour au début des forums] |



















