
La candidate UMP. © M. Génon
À la veille du second tour des municipales, la tête de liste de l’UMP essaie de mobiliser ses troupes pour la bataille de Paris.
Par : Philippe DENEUVE
Jeudi 13 mars au soir se tient à la Mutualité le dernier meeting de Françoise de Panafieu. La salle se remplit avec peine. Question "dress-code", les hommes portent costumes et cravates. Une affiche au fond de la scène affirme : « L’essentiel, c’est vous ! » Toutes les têtes de liste sont présentes. Puis, Panafieu se glisse dans la foule, suivie de la candidate UMP pour le 7e arrondissement. Sous un tonnerre d’applaudissements, les militants scandent : « Rachida ! Rachida ! » La vraie star de la soirée, c’est elle.
Sur une musique techno de supérette, hurlée par quatre frêles enceintes, le show commence. L’adversaire du maire de Paris, a invité des personnages emblématiques de l’actuel gouvernement. Rama Yade explique que : « Le pragmatisme doit réintégrer l’hôtel de ville. » Émue, elle estime qu’il fallait : « Soutenir le terrorisme… excusez-moi, le tourisme ! » dans la capitale. Ensuite, Roger Karoutchi dénonce : « L’incapacité de la Ville à créer de l’emploi. » Avant de se retirer, le ministre chargé des relations avec le Parlement déclare : « Dans la pratique, les Parisiens vont plus mal qu’il y a sept ans. »
Avant de laisser sa place à Roselyne Bachelot et l’ambitieux Xavier Bertrand déclarant : « Monsieur Delanoë s’abstient de dire la vérité. Il représente le sectarisme, nous l’ouverture. » Françoise de Panafieu ajoute : « Si nous ne nous réveillons pas, nous serons au fond du ravin. » Sa voix, en tout cas, porte jusqu’au fond de la salle.
Françoise de Panafieu dresse un bilan alarmant de la gestion de Paris.



















