
Gilles Carrez. © C. Lehnebach
Solide comme un menhir, Gilles Carrez (UMP) en est déjà à sa troisième campagne. C’est avec sérénité que l’initiateur de la loi sur la superficie dans l’immobilier a accueilli sa victoire aux municipales, avec 60,42% des voix, contre Régis Philippon (MoDem) et Stéphane Boucheron (gauche unie).
Par : Marie-Noëlle DUFRENNE
Pas une seule fois Gilles Carrez n’a craint que les Perreuxiens ne l’abandonnent. Une confiance qui transparaît dans ses propos : « J’anime une équipe très solide et de grande valeur, qui représente la population du Perreux dans sa diversité socioprofessionnelle et dans ses lieux d’habitation. Aucun quartier n’est ignoré. » Le secret de sa réussite ? Le renouvellement. « Nous avons un contrat moral qui consiste à dire que, dépassé 65 ans en cours de mandat, on laisse la place à un plus jeune pour la mandature suivante. Résultat, nous avons une équipe jeune. » Âgé lui-même de 60 ans, il prépare sa succession avec soin, « de la même manière que l’a fait [son] prédécesseur ».
Ses fonctions de rapporteur général du budget et de député du Val-de-Marne ne semblent pas l’empêcher de mener ses activités de maire : « Je suis souvent au Perreux, et je pratique la délégation », avance-t-il. Sensible à l’environnement, cet édile, qui ne connaît pas de réelle opposition, compte mettre en place une approche de développement durable lors de son prochain mandat. « Garder un urbanisme à échelle humaine, économiser l’énergie, l’eau et le papier, préserver et valoriser la Marne, favoriser le déplacement en vélo et avoir une ville propre, tout en gardant une politique active pour promouvoir les logements sociaux. »
Le maire du Perreux évoque sa campagne… et les coups bas qu’il a subis.



















