
La canidiate UMP sur le marché du 5e. © B.Kanane
La responsable nationale du MoDem mène campagne dans
le 14e arrondissement et regrette le refus du maire de Paris de s’allier avec les centristes.
Par : Eric KARSENTY
Forte de ses 13,94% dans le 14e arrondissement de la capitale, Marielle de Sarnez, pour le MoDem, tente de convaincre les électeurs de sa circonscription. Une charge menée tambour battant. Répondant à une question sur l’attitude du maire de Paris par rapport à sa formation politique, elle déclare : « Je trouve que c’est une attitude super fermée. D’autres maires comme Alain Juppé ou Martine Aubry ont eu l’intelligence de l’ouverture. J’aurais aimé qu’on pense plus large à Paris, mais ça n’a pas été le cas avec Bertrand Delanoë. »
Débit rapide, le regard qui virevolte, elle enchaîne : « S’il avait voulu fusionner les listes dans le 5e arrondissement, cela aurait été très facile. » Quand on lui objecte que Lyne Cohen-Solal pour le PS, affirme que Philippe Meyer, le candidat MoDem, ne voulait pas signer d’accord avant le premier tour, elle perd son sang-froid : « On ne va pas épiloguer, j’ai tendu la main mais Bertrand Delanoë a refusé l’idée d’associer des gens qui ne sont pas du PS ou des Verts. C’est une conception de fermeture. Je trouve que c’est une mauvaise chose pour la démocratie. On risque de ne pas être représentés malgré nos 10% obtenus sur Paris. »
Enfin, quand on lui demande un commentaire sur le mauvais résultat de Jean-Marie Cavada, son ancien compagnon de route du MoDem, elle s’énerve : « Ça ne m’intéresse pas, franchement je n’ai aucun commentaire à faire sur cette personne. » Elle ne le nommera pas, elle est déjà passée à autre chose, d’autres batailles sont à mener.



















