
© N. Delepierre
Avec la présence de Philippe Meyer au second tour, la candidate socialiste n’est pas assurée de remporter la mairie dimanche.
Par : Philippe DENEUVE
Mardi soir, devant l’église Saint-Séverin, Lyne Cohen-Solal, tête de liste PS du 5e arrondissement, rencontrait ses électeurs. Avec 34,7% des suffrages exprimés, elle talonne Jean Tiberi, l’inamovible maire UMP de l’arrondissement depuis vingt-cinq ans. Suivie par une petite fille tenant un bouquet de roses rouges, l’adjointe au maire de Paris a rappelé sa position : « Nous c’est très clair. Nous sommes à gauche », a-t-elle dit.
Toutefois, sa mission se révèle difficile car le maintien au second tour du médiatique Philippe Meyer la prive des voix du MoDem. Elle paraît sûre d’elle : « La position de monsieur Meyer est très inconfortable. Ce serait dommage que les voix se dispersent. Certes le MoDem a toujours été fort ici, il avait fait 24% aux élections présidentielles. Mais les électeurs doivent comprendre que c’est vers nous que le changement se fera. » Pas si confiante au fond sur le report des voix : « Nous avons proposé au MoDem de s’allier avec nous avant le premier tour. J’ai moi-même dit que j’étais prête à m’entendre avec monsieur Meyer. Je ne comprends pas sur quels termes le MoDem voudrait un accord aujourd’hui. » Des regrets de perdre une chance de faire tomber Tiberi ? « Monsieur, je ne perds aucune chance. Ça n’a jamais été aussi gagnable. » Mais que propose-t-elle pour le Quartier latin ? « Les choses changeront. J’ai fait cent propositions pour le 5e. Il y aura une ambiance différente. Une démocratie ouverte et pluraliste. »
Puis Bertrand Delanoë et son staff de campagne arrivent. « Quand il y a des journalistes, je ne vois pas les électeurs », lance-t-il. Charismatique, accessible, il sert les mains de tous. Quand on lui parle de Jean Tiberi, il dit : « Je parle de Tiberi avec le respect que j’ai pour l’ancien maire. C’est le système que je dénonce. Quand je suis arrivé à la mairie, il y avait un fichier Silex qui attribuait les logements sociaux par clientélisme. Je l’ai supprimé. Seul le 5e ne m’a pas suivi. C’est un arrondissement de diversité et on ne peut plus le gérer de façon aussi archaïque. »
Bertrand Delanoë présente ses objectifs pour le 5e arrondissement.



















