
Olivier Besancenot et Guillaume Liéguard, trésorier de la LCR. © AFP
Après les bons scores de la LCR, aucun accord n’est prévu entre le parti d’extrême gauche, le PC et le PS.
Par : Eric KARSENTY
La Ligue communiste révolutionnaire a fait une percée électorale lors du premier tour des municipales du 9 mars. Sur les 200 listes présentées, le parti d’Olivier Besancenot a réalisé un score de plus de 10% dans 32 villes, et a dépassé les 5% dans 114 municipalités. Il y aura au total 72 conseillers municipaux de la LCR. Des listes seront présentes dans cinq villes où un deuxième tour aura lieu, soit à Louviers (Eure), Quimperlé (Finistère), Noisy-le-Grand (Seine-Saint-Denis), Clermont-Ferrand (Puy-de-Dôme) et Foix (Ariège).
Les discussions qui se sont déroulées à la suite des résultats n’ont donné lieu à aucun accord avec le PS et le PC. Les directions des grands partis proposaient une fusion de listes, ce qui supposait, pour les conseillers municipaux, de voter le budget et de participer à la gestion municipale, ce que la LCR refuse. Le parti de la gauche radicale voulait des « accords techniques », c’est-à-dire la possibilité d’avoir des élus en proportion du score obtenu, et que ceux-ci conservent leur indépendance par rapport à la majorité municipale. Une manière, selon l’organisation d’extrême gauche, de respecter le pluralisme et de faire entendre sa voix.
Pas de consigne de vote : « La philosophie générale, c’est de battre la droite. » Les discussions ont toutes été interrompues lundi 10 mars en fin de journée, au moment où le MoDem concrétisait ses accords avec le PS ou le PC. Une
« grande tambouille politicienne » selon Olivier Besancenot, qui réfléchit à la fondation de son nouveau parti, dont les comités d’initiatives devraient se réunir en juin pour envisager la création en décembre prochain.
Olivier Besancenot : "Une grande tambouille politicienne."



















